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Commentaire de Philippe VERGNES

sur Le sexe et la mort : différences cruciales entre Josef Breuer et Sigmund Freud


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Philippe VERGNES 26 janvier 2018 11:18

@ Bonjour Michel J. Cuny,


Pouvez-vous m’indiquer quel est le PDF auquel vous vous référez, s’il vous plait ?

Je ne dois pas être doué, je tourne en rond pour le chercher.

Sinon, il y a effectivement beaucoup à dire sur les débuts de la psychanalyse et des recherches de Freud sur l’hystérie. Un travail historique indispensable pour trier le bon grain de l’ivraie. Tout à fait dans l’actualité de l’époque après les affaires DSK, Weinstein, T. Ramadan, W. Hallen, etc.

Ainsi, avant que Freud ne renonce à sa neurotica, l’axiome qu’il formula dans les Trois essais : « la névrose est pour ainsi dire le négatif de la perversion » (1905), a été précédé par des formulations où c’est l’hystérie qui est désignée plus précisément comme négatif de la perversion. Dans sa lettre à Fliess du 2 décembre 1896, il écrit : « L’hystérie ne consiste pas en un rejet de la sexualité, mais en un rejet de la perversion. » (Première référence de Freud à la perversion). Dans sa lettre du 24 janvier 1897, il écrit : « Les psychonévrosés sont tous des êtres à tendances perverses fortement développées, mais refoulées et rendues inconscientes au cours de leur évolution. Leurs fantasmes inconscients présentent par conséquent le même contenu que les actes pervers authentiques. [...] les psychonévrosés sont le négatif des perversions ».

Le 21 septembre 1897, Freud renoncera à sa neurotica, sa théorie de la séduction et s’est ce renoncement qui marquera le début de la psychanalyse. Or, ce renoncement n’a jamais été analysé dans son contexte historique. Les psychanalystes n’en parlent pas... ou pire, ils le dénient, voire « l’idéalisent ». Cependant, l’étude des circonstances de ce renoncement dit tout ce qu’il y a à savoir de la psychanalyse et du lien qu’elle entretient avec les affaires citées supra. J’avais l’intention d’en faire un article depuis longtemps à la suite de celui-ci : « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier où l’énigme de la perversion narcissique », mais j’attends la suite de vos écrits pour savoir si mon article ne ferait pas doublon avec les vôtres tant il me semble qu’il y a une « similarité » dans nos recherches.

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