@Luc-Laurent Salvador
Il tente seulement de le discréditer en pointant son ambition.
Non seulement, c’est un peu plus subtil que ça…
Mais il est vrai que le style de Pommier ne me convient pas forcément. À faire dans l’agressivité un peu trop voyante. Mais je ne me suis pas attaché, en le lisant, à la forme, que j’ai soigneusement mis de côté.
on a à discuter de questions telles que celles soulevées par Lucadeparis.
Je sais que c’est votre copain mais vous ne devriez pas le soutenir là sur le coup parce que son histoire de manger des insectes c’est de la grosse caricature pitoyable..
Ceux qui prétendent ne pas être dans l’imitation vont devoir expliquer comment il se fait qu’ils soient grosso modo semblables à tous les autres
Mais ça c’est pas de l’imitation c’est la nature humaine.
Un tigre va se comporter comme un autre tigre même si le second est à des kilomètres de distance et qu’aucun des deux ne voit son voisin et sache comment il se comporte ! Bref, faire appel à la nature est plus judicieux que de faire appel à l’imitation…
Ceci dit, on en a déjà parlé, je ne nie pas la tendance à l’imitation. Je la relativise. Girard en fait un quasi absolu, parce qu’il veut en faire une explication monocausale… Les titres de ses livres montrent même qu’il en fait l’essence même de la révélation divine avec des titres assez ronflants : choses cachées depuis la fondation du monde, rien que ça, comme si on avait droit à une sorte d’Apocalypse (au sens originel du terme) de sa part.
Sauf que l’Apocalypse de Jean, je l’ai lu, et on n’y trouve guère les thèses de Girard.
Ce n’est pas la mimésis que l’Apocalypse révèle mais le règne de l’Argent. Et là-dessus, (j’ai pas tout lu de Girard, donc sous réserves) je n’ai pas la sensation que Girard ait vraiment capté cet aspect là ni même qu’il en parle, tout obsédé qu’il est par sa mimésis.