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Commentaire de Gollum

sur René Girard : « Freud et le complexe d'Oedipe »


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Gollum Gollum 26 février 2018 17:05

@Luc-Laurent Salvador

Girard n’était pas obsédé par la mimésis. C’est vous qui avez fait une fixation dessus


C’est vraiment de l’inversion accusatoire.. smiley La meilleure preuve c’est la suite : parce qu’il est vrai qu’on parle constamment de « théorie mimétique » d’où mon « obsession » smiley

et vraiment très peu de « théorie sacrificielle. » Sauf que celle-ci découle directement de celle-là...
 
Or il est là le projet girardien. Il n’est venu au Nouveau Testament qu’après la découverte du mécanisme sacrificiel dans La Violence et le Sacré.
 
La mimesis n’est ici qu’un substrat si vous voulez. Les Evangiles, Girard les considéraient comme une véritable théorie de l’Homme parce qu’ils révélaient, selon lui, l’origine violente, sacrificielle de la culture et donc de l’humanité.


J’avais bien compris. Elle est où l’origine violente et sacrificielle dans le cas du bouddhisme ? Si vous arrivez à trouver quoique ce soit de violent et de sacrificiel (au sens de Girard) je vous tire mon chapeau

Et le bouddhisme a régné 2500 ans sans la moindre violence (ou en tous les cas pas beaucoup) sans mimésis, et révélation de la mimésis. C’est bien la démonstration qu’il n’y a pas besoin de ce processus victimaire pour avoir la paix sociale. Elle est où, dans un tel cas, l’origine sacrificielle de la culture ? smiley Moi j’ai beau écarquiller les yeux je vois pas...

Bref, le girardisme est un freudisme. Une explication apparente, mais fausse.
C’est surtout sa théorie du désir qui est foireuse. Pommier l’a bien vu, ne vous en déplaise. Le désir selon Girard est toujours mimétique. Or je pense l’inverse. Qu’il est le plus souvent, non mimétique. Et enfin, que c’est variable selon les tempéraments, les races, les cultures.. M’enfin bon, relire mes autres posts j’en ai suffisamment discuté. Faire le parallèle avec la gravitation me semble surréaliste. Car tout le monde constate cette gravitation alors que bien peu constatent la mimésis soit disant universelle.

D’autre part sur la nature humaine, bien évidemment qu’il y a imitation dans l’apprentissage. Seulement voilà, il n’y a pas de désir ici. Sauf éventuellement d’apprendre. Et rien d’autre. Donc oui, Aristote a raison quant à l’imitation chez l’homme. Mais Aristote lie-t-il cette imitation au désir ? N’ayant pas lu Aristote je ne peux répondre...

Quand je critiquais votre copain c’est qu’il me balançait des banalités. Je me sers dans les supermarchés par imitation. Ben peut-être (en fait c’est plutôt du conformisme), sauf que le désir, la mimésis elle est où dans ce cas là ? Et est-ce que je vais choisir, dans ce supermarché, des légumes que les autres ont pris, par imitation et mimésis servile ? ça n’a aucun sens. Bref, votre pote confondait allé-grament imitation avec conformisme et habitude qui sont des choses assez différentes dans le fond. 

Et après j’ai eu droit à une analyse psy à deux balles, je cite : La contre-imitation dont vous faites preuve (par distinction, romantisme, orgueil)…

Bref, votre copain se permet de sonder mon âme et de déclarer, tout de go, que c’est par désir de distinction, par romantisme, ou mieux (encore plus culpabilisant ça) par orgueil… Mais oui bien sûr ! Je suis orgueilleux c’est évident et c’est pour cela que je refuse la théorie mimétique… Bon, désolé, mais ça, ça déclenche chez moi un grand éclat de rire…

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