à l’auteur,
Le catholicisme, en France, est mort. Les Français, comme dit Marcel Gauchet, sont définitivement « sortis du religieux ». Je n’ai pas lu tout votre article, qui est fort long, et qui m’apparaît un peu comme une ultime apologie de la religion chrétienne. Je le lirai plus attentivement en fin de journée. Il reste que s’il a été caviardé à la publication, je trouve ça absolument scandaleux et je m’associe à votre protestation.
Le catholicisme, depuis des siècles, a cessé de persécuter. Il est devenu tolérant, et même excessivement tolérant s’il faut en juger par les déclarations d’un actuel évêque de Rome qui paraît plus soucieux désormais de flatter un islam criminel que de prendre la défense devenue pourtant très urgente des chrétiens d’Orient.
L’Islam est à l’agonie. Les horreurs de ces dernières années ressemblent à ces ultimes convulsions qui précèdent la rigidité cadavérique. Le catholicisme, s’il consent à n’être plus que ce qu’il est déjà en France depuis cinquante ans, à savoir un charmant folklore populaire assorti d’une morale assez estimable, même pour l’athée que je suis, pourra perdurer. Mais ne nous y trompons pas : si les chrétiens recommençaient à croire dur comme fer aux dogmes de leur religion, s’ils les prenaient au sérieux comme les musulmans actuels tendent à prendre au sérieux les injonctions d’un Coran du VIIe siècle, ils cesseraient de pouvoir continuer à exister sans problème dans le monde moderne.
Vive les religions vraiment mortes !