@rosemar
Bien sûr vous défendez votre chapelle. Mais, vous aurez toujours un tas d’autres personnes qui brandiront des règles morales différentes voire opposées aux vôtres.
Il n’empêche qu’une loi morale que l’on brandit est toujours motivées par des raisons qui nous échappent. La jalousie qui sévit dans le monde des artistes, par exemple. Ou des rancœurs personnelles non déclarées, des intérêts privés, le besoin de notoriété, de faire du prosélytisme moral ou religieux...
Les motivations et les finalités des principes moraux trop généraux sont obscurs : ils sont quasi impossibles à cerner. Pour l’exemple que vous donnez : une femme peut-elle frapper une autre femme ? Une femme peut-elle frapper un homme ? Le fait qu’une femme ait été frappée à mort justifie-t-il de déroger au principe de l’autorité de la chose jugée et de la présomption d’innocence (pour l’avenir) ? Doit-on appliquer avec rigueur le principe « qui a bu boira », qui a tué tuera" ? Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses questions qui se posent et qui participent d’un débat abstrait sans issue utile et efficace.
Alors que la loi est toujours claire. On sait comment elle est motivée, quand elle trouve à s’appliquer, selon quelles limites et périmètres. il suffit de se référer aux codes et au besoin aux comptes rendus des débats. Si Cantat faisait l’apologie de la violence, ses spectacles pourraient être interdits.