« Adelphité » ou « Adolphité » ? 
Etant donné ce qu’on a fait de ce pauvre pays, je suggère comme devise « Pognon, pouvoir et coups bas ». Cela résumerait mieux la destruction progressive mais certaine de la société au nom de l’économie mondialisée, l’Europe et des partis politiques.
La fraternité n’existe plus depuis qu’on s’est ingénié à segmenter les Français en catégories (jeunes, vieux, chômeurs, retraités) pour mieux diviser le pays et affaiblir toute revendication à un avenir meilleur pour tous.
Cette proposition est un exemple flagrant de l’impasse intellectuelle de cette caste de dirigeants à l’imagination stérile, incapables de relever les défis et plus aptes à discourir sur le fait qu’on devrait mettre un troisième « r » à courir pour faire plus « jeune » que de résoudre les problèmes laissés par des générations de leurs homologues tous aussi nuls qu’eux.
C’est bien là l’art de la politique, parler pour ne rien dire et agir en surface - en prenant bien sûr une grosse part du gâteau. Pour autant, aucun d’entre eux n’a le désir de trouver une solution durable à l’éducation, l’économie complètement débridée, les conflits sociaux allumés à leurs fins, etc.
Cette suggestion du Conseil est probablement un relent du « féminisme politique » très à la mode, où on met des « e » ou des « là » à tous les noms possibles en criant au scandale du machisme de la société et du vocabulaire. Je suis lassé de voir, dans les journaux ou médias, ces déformations de notre langue sous des prétextes débiles sans vouloir comprendre pourquoi ces mots sont ce qu’ils sont...