Bel article. Exposé clair, neutre et non polémique de l’état
des lieux.
Les deux « partenaires » sont messianiques, sur
fondement religieux, plus dur peut-être à l’Ouest qu’à l’Est malgré les
apparences (« l’exceptionnalisme » US). Cette dimension religieuse
mériterait d’être développée. La Bible est implicitement au cœur du débat avec eschatologies,
avancées sociétales, argent et missiles de croisière comme arguments. Le
schisme de 1054 est toujours à vif.
Le « partenaire » silencieux, la Chine, observe ce
bras de fer FUKUS/Russie avec intérêt et se tient prêt à en récolter les
bénéfices.
L’Europe, marginalisée par WW I et II, est peu présente tant
au plan spirituel que géopolitique et s’interroge sur l’échéance à laquelle elle pourrait changer
de patron, et troquer les hamburgers pour des tofus. En attendant, elle tient
le rôle de laboratoire de la globalisation avec transfert de populations du Sud
vers le Nord : ça passe avec dividendes aux multinationales, ou ça casse avec pertes et fracas.
Ce bras de fer FUKUS/Russie est interne à la civilisation
occidentale gréco-judéo-chrétienne. C’est à la fois son point fort, la
compétition entre les visions « progressiste » (globaliste) et
« conservatrice » (multipolaire) forçant ces deux visions à donner
leur meilleur, le vainqueur imposant à terme sa vision au reste de la planète,
comme ce fut le cas à la chute de l’URSS pour la globalisation en marche. Et tout
à la fois son point faible car le continent eurasiatique, cœur géopolitique et
civilisationnel de notre planète, s’en trouve coupé en deux.
En embuscade le chaos ou l’inattendu : effondrement de
la mondialisation financière avec ou sans WW III, effondrement de la Chine et de
l’Asie, version modernisée d’un communisme globalisé (le plus probable ?)
…
J’arrête ici ma gamberge
qui n’a pas grand sens, car l’avenir est toujours imprévisible.