Les 2 morceaux de la Corée savent que leur séparation est temporaire... l’un comme l’autre testent en permanence leur autonomie par rapport à leurs maîtres respectifs.
La rencontre récente à été rendue possible par les « gesticulations nucléaires » de Kim, mais aussi par le départ de Park Geun-hye, la présidente virée l’été dernier et condamnée à 24 ans de prison il y a un mois. Elle est la fille du dictateur Park (président de 1962 à 1979) et incarnait l’alignement maximum avec Washington.
Les coréens au nord comme au sud vivent dans des caricatures extrêmes de leurs régimes respectifs.
Bizarrement, ce sont les excès du nord qui sont le plus médiatisés chez nous, mais le sud n’est pas en reste :
« 9 jeunes Coréens sur 10 souhaitent quitter le pays » nous dit arte info https://info.arte.tv/fr/coree-du-sud-une-jeunesse-en-fuite (petit documentaire assez éclairant sur l’état actuel du pays).
Autre symptôme, par son taux de suicide la Corée du Sud est au premier rang des pays de l’Ocde. C’est beaucoup le fait de vieux auxquels l’ultra libéralisme coréen ne donne pas les moyens de vivre.
La revanche économique sur le Japon (ancien occupant honni par les coréens) étant acquise, la prochaine frontière est bien le rapprochement avec le nord.
Pour l’instant, je ne pense pas qu’il y ait un plan établi... on commence par se parler, c’est déjà un grand pas. Pour la stratégie, n’oublions pas que les coréens sont des maîtres, ils ont porté leur jeu national, le baduk (connu sous le nom de go) au meilleur niveau mondial, et c’est bien un coréen que les concepteurs d’AlphaGo sont venus défier quand ils ont cherché le meilleur joueur humain.