@Ouam
1. Ces campagnes d’affichage ont effectivement eu lieu. Mais il ne faut point perdre de vue, que le niveau d’éducation, est un facteur à considérer. Les personnes qui s’adonnent à cette pratique, la plupart du temps, n’ont pas conscience des effets néfastes que leur action aura sur la santé.
2. Ce n’est point simple ni gratuit de construire des toilettes. ça peut le sembler, mais les réalités sont bien différentes lorsqu’on est sur le terrain. Etes vous africain ? Etes vous déjà allez dans un pays africain ? Y avez vous déjà vécu pendant longtemps ?
C’est bien aisé de critiquer à distance ou d’en haut. Mais le mieux c’est d’être sur le terrain et de mettre les mains au four. Car les discours n’ont jamais rien changé. S’agissant de la question de salubrité publique que vous évoquez, des mesures ont été prises et c’est pratiques sont devenues très rares pour ne pas dire inexistantes. Allez en Afrique et vous constaterez qu’il y fait bon vivre, loin des clichés véhiculés par les médias, qui démeurent le principal canal d’information de la plupart de ceux qui prétendent « maitriser » l’Afrique et ses réalités.
3 Mais c’est tellement plus facile d’idéaliser un ailleurs chimérique ou on se rends compte une fois sur place que l’eldorado est juste l’enfer...
Je partage entièrement votre point de vue à ce niveau. Mais la question est plus compliquée que vous ne le pensez. Beaucoup d’immigrés africains sont en fait, prisonnier des représentations sociales que la communauté africaine a de l’Occident. En Afrique, les commuanautés villageoises, associaient (imparfait puisque les choses changent déjà...), Paris avec Paradis ou considérait que l’Ailleurs rime avec bonheur.
Ce qui fait en sorte, que lorsqu’un immigré déclare ne point mener une vie de rêve, beaucoup ne le croient point et s’imagine qu’il s’agit d’une astuce pour échapper à ses devoirs envers la communauté. Dans la littérature, des écrivains comme Alain Mabanckou (Bleu-Blanc-Rouge), Fatou Diome (Le Ventre de l’Atlantique), ou Ousmane Sembène... ont longtemps narré ces récits et les dérives qui s’ensuivent...
MAIS comme je l’annonçais plus haut, les choses changent ces dernières années. Les immigrés africains ont désormais le courage de retourner en Afrique lorsque l’aventure n’est plus rentable. Ils s’organisent en réseau pour contribuer au développement local. Et avec l’émergence des médias africains, les populations savent déjà de plus en plus que l’Europe ou l’Ailleurs n’est pas toujours un eldorado 