Je me situe à la moitié de votre seuil, et si je ne me sens pas « riche », je ne me sens certainement pas pauvre.
Le problème est tout autant un problème de vocabulaire que de chiffre.
Dans mon milieu,
Un « riche » ; c’est quelqu’un qui n’a besoin ni de travailler, ni d’aucune aide pour vivre dans l’opulence. En gros, c’est une « gros rentier ».
Dans mon milieu,
Quelqu’un qui vit de son seul travail, quel que soit le revenu qu’il en tire et quel que soit son métier, c’est un « prolétaire » (quelqu’un qui vit de son travail), et ce qu’il soit profession libérale, artisan, indépendant, salarié ou dirigeant d’entreprise et qu’il gagne le SMIC ou un « gros salaire ».
Et dans mon milieu,
Un « prolétaire » n’est jamais un « riche », il peut être « aisé », mais pas « riche ».
A noter qu’un prolétaire très très bien payé (footballeur, dirigeant du CAC40, avocat d’affaire « célèbre », acteur, ...) devient rapidement et « mécaniquement » un riche.
Puisque assez rapidement, sauf s’il dilapide tout, l’argent qu’il a déjà gagné, s’accumule et devient en lui-même une source de revenu supérieure à son salaire et suffisante pour que le travail ne soit plus un nécessité !
Qui plus est, la comparaison sur le seul revenu est biaisée :
un couple qui gagne 4000€ mais est propriétaire (sans crédit) de sa maison, est certainement plus riche qu’un couple qui gagne 6000€ et est locataire.
Et un individu qui gagne le minimum vieillesse mais possède une résidence sur l’île de Ré (forcément héritée ou achetée il y a plus de 40 ans) est bien plus riche (il est même probablement assujetti à l’ISF) qu’un retraité qui gagne 3000€ et possède un petit appartement en banlieue.
Par contre, une question tordue ...
Si le pauvre d’un pays riche est un riche pour les pays pauvres.
Le riche d’un pays pauvre, c’est un pauvre ?
Et le riche d’un pays riche ; c’est quoi ?