Ce « contrôle » implique un rendement, ce qui signifie que, comme pour la politique de Tony Blair, plusieurs refus engendreront fatalement la suppression des aides.
Dans ce pays, on pense que l’argent résout tout et que les gens vont retrouver magiquement du travail comme ça, qu’il va sortir spontanément de leur chapeau. Une erreur grossière parce que l’Etat, dans les faits, n’en a rien a branler de savoir qu’il y a plus ou moins de chômage du moment qu’il puise dans les caisses de ceux qui en ont encore les moyens.
D’où, d’ailleurs, le rôle de Pôle Emploi à la fois pour calmer les foules de mécontents (les chômeurs piégés par un marché de l’emploi totalement dingue) et faire croire aux Français qu’il joue son rôle. Or, après trois ans de chômage et de passages répétés à PE, je peux formellement attester que cette structure est bidon, les « conseillers » n’ont aucun outil pour nous aider.
Mieux : ces soi-disant conseillers en savent moins sur le marché du travail que moi, n’ont aucune idée de ce que je pourrais faire pour accéder à tel ou tel emploi. Sur leur écran, ils ont deux/trois infos vagues sur un secteur et puis c’est tout, aucune spécialisation pour comprendre mieux les problèmes rencontrés par les demandeurs d’emploi.
D’autant que PE, c’est comme un mur de briques entre vous et votre avenir. Il leur est impossible de communiquer avec l’employeur pour leur recommander tel ou tel candidat, poser une question en rapport avec une candidature (un refus par exemple). Aucun dialogue simultané entre les trois parties.
Macron ne donne pas de véritable solution, c’est trop vague et ce n’est pas avec un système où personne ne sait rien du tout qu’on va pouvoir aider les populations dans le besoin. Et encore moins lutter contre le chômage parce que la base, c’est que l’Etat s’en moque. Macron lorgne surtout sur l’argent qu’il n’a pas encore et ne peut se mettre, pour l’instant, dans les poches pour le gaspiller en conneries (maquillage, vaisselle, voyages hors de prix, etc.).
Bien entendu, il n’ira pas non plus regarder les annonces des entreprises pondant des offres d’emploi surréalistes pour un salaire merdique, réprimander la manie des « stages » (trop nombreux) pour ne pas employer (encore plus les "volontariats) ou même s’intéresser aux obstacles que les chômeurs rencontrent. Il a porté au pouvoir les entrepreneurs alors, forcément, il ne va pas les descendre.
Pour lui, l’entreprise c’est tout et l’humain c’est rien. Autrement dit, la valeur de l’argent est supérieur à la vie humaine.