@ Vincent
Il me semble quand même que vous divaguez sur le sujet.
Concernant la fraude sur l’AAH, entendue comme usurpation, elle est quasi impossible du fait qu’elle repose sur des examens médicaux, lesquels reposent sur des faits tangibles (auscultation, radios, examens, etc) et sont contrôlés et validés par une commission. Elle nécessite non seulement la mauvaise intention du bénéficiaire mais la complicité active d’un médecin qui monterait un faux dossier, etc.
La seule fraude possible à l’AAH concerne en fait le volet ’conditions de ressources’. Excédé un certain revenu, un couple dont l’un des conjoints travaille et l’autre est handicapé ne va pas toucher l’AAH ou m^me une partie de l’AAH ; donc, la fraude consiste à vivre de fait maritalement mais à se déclarer séparément.
Concernant le RSA, vous êtes dans le fictionnement. Personne n’est exclu du dispositif ou n’y a pas accès parce qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses. Ce sont pour d’autres raisons que les personnes qui pourraient y prétendre ne le demandent pas. Concernant la fraude, l’Etat s’en occupe déjà par des contrôles et par une informatisation/recoupement de fichiers de plus en plus importante.
Je vous rappelle ce qu’est le RSA : une allocation pour que le citoyen puisse faire face à des besoins élémentaires comme se nourrir, etc. Couplé avec l’allocation-logement, cela évite à l’individu de finir à la rue ou d’être à la charge d’autrui. Il s’agit en fait d’un dispositif anti-exclusion.
Je vous rappelle le discours de Macron : le RSA coûte un pognon dingue sans qu’il n’y ait d’efficacité. Quelle efficacité ? Le RSA est efficace en tant que dispositif anti-exclusion puisqu’il évite à des individus de finir à la rue mais il est totalement inefficace dans sa disposition inclusive, à savoir insérer les gens dans le monde du travail.
Les solutions possibles : l’argent dépensé dans les dispositifs d’accompagnement est dilapidé parce que ces dispositifs sont inefficaces, etc, etc.
A titre personnel, je pense que les dispositifs sont inadaptés mais que c’est lié avant tout à un problème culturel, la mentalité française concernant la question du chômage. Vous êtes d’ailleurs un bel exemple de cette belle mentalité puisque, même directement concerné, vous ne pouvez vous empêcher de voir l’autre comme un délinquant en puissance, un tire-au-flanc, etc.