Dans une logique capitaliste, le naturisme urbain est un marché. Que des personnes aient pour loisir le naturisme plutôt qu’autre chose, c’est leur affaire particulière.
Mais la réalité, c’est qu’on est dans une logique identitaire et communautariste avec des exigences faramineuses. Et il n’y a pas à privatiser d’espaces publics, qui sont financés par tous, pour le bénéfice et le petit plaisir de quelques uns.
Cette logique égoïste, individualiste et tribale n’est pas le propre des naturistes ou pour parler plus justement d’une fraction des personnes pratiquant le naturisme qui s’adonne au prosélytisme et portent des revendications sociales/sociétales, et qui également pratique l’usurpation en se présentant comme la voix officielle de la pratique naturiste. On trouve cette même logique antisociale, antirépublicaine à l’oeuvre dans le domaine religieux (les prières de rue, le burkini à la plage, les horaires aménagés à la pistache, les menus adaptés dans les instituions d’Etat, etc), celui sexuel (les revendications lgtb, les chiottes afférents au genre auquel l’individu se sent appartenir, et même des revendications explicitement pédophiles dans un passé assez récent), celui comportemental (les frappadingues de la cause aimable, vegans, antigluten, etc).
Pour que l’auteur, idéaliste clairement tendance lou ravi de la crèche, comprenne bien où son incapacité de se contrôler et son irrespect foncier de l’autre nous emmène, il n’a qu’à exiger la partition définitive de la rue Myrrha avec un côté du trottoir exclusivement dévolu à la prière de rue et l’autre côté exclusivement dévolu au naturisme. Et bien évidemment, en plus de la privatisation de l’espace public, il va bien falloir du flic pour faire observer la nouvelle Fraternité qui consiste à ne pouvoir souffrir l’Autre et à vouloir qu’il soit comme moi.