Macron ne croit pas, et n’a jamais cru qu’après lui ce sera la morale et l’efficacité.
Pour Emmanuel Macron et sa femme Brigitte la morale n’a pas de sens
en soi. Comme l’honnêteté, la vérité, la sincérité, l’objectivité, la
respectabilité et, par dessus tout, l’exemplarité, la morale n’est qu’une
vieillerie dépassée. Seule compte désormais l’aptitude à utiliser positivement,
pour conforter son pouvoir personnel et faire du fric, ces concepts dont on
faisait, au moins comme des objectifs à atteindre, les valeurs de la France.
Mais Emmanuel et Brigitte Macron ont raison au moins sur un point :
ils peuvent compter sur la grande presse actuelle, toutes tendances confondues, pour cacher ou faire oublier très vite
bon nombre de faits révoltants. Elle a créé et entretient l’esprit de l’époque,
qui la conduit à ne pas s’indigner quand le camp qu’elle soutient et qui la
soutient ne trouve pas son compte dans la vérité.
Qu’on se souvienne du peu de cas fait par cette presse de la démagogie
qui conduisait, lors de la fête de la musique, à chanter en anglais "Je me
suis fait sucer la bite" sur le perron de l’Elysée. Qu’on se souvienne
que, peu de temps auparavant, ce sont
des journalistes de la presse dominante qui, de façon presque unanime,
demandaient à leurs confrères de ne pas
chercher à savoir pourquoi et comment l’enfant de 4 ans sauvé par Mamoudou
Gassama s’est suspendu - ou a été suspendu - côté rue, à la rambarde d’un
balcon d’un 4e étage - ou du 5e ou du 6e si c’est de là qu’il est tombé.