@Bernard Grua
Il est rare de lire un tel argumentaire. J’ai lu la plupart des écrivains dont vous parlez. Bouvier bien sûr qui est un vrai littéraire. Anne Marie Shwarzenbach , en 1939 a écrit elle aussi de très belles choses, très prophétiques sur l’Afghanistan. Un pays immuable, du moins jusqu’à l’arrivée des soviétiques, et dont les frontières sont illusoires....
« Aujourd’hui, il est encore en Afghanistan une forme de vie indigène, qui se manifeste dans les coutumes quotidiennes, dans les traditions, et dans des vertus très simples, très séduisantes pour les européens que nous sommes. Dans ce pays si singulier et si beau, pris entre l’union soviétique et les indes, le processus de modernisation sera t’il tragique ? Ou bien aura t’on amassé force et expérience, pour le faire profiter des conquêtes occidentales en lui évitant leurs inconvénients. »
"« Ce pays a parfois des attitudes de silence qui me serrent la gorge ! […] Il y a de la neige sur les montagnes, implantées au- delà du bien et du mal, dans de lointaines vallées inhospitalières. Le jour projette un déluge de lumière (…), déjà les portes sont dénudées, les vallées grisâtres, et les heures crépusculaires rôdent comme des loups affamés sur un monde silencieux dont la respiration est à peine perceptible »
La rencontre avec la modernité a disloqué parfois ces sociétés complexes mais fragiles. Les faits divers terribles en attestent, tels en inde l’assassinat des petites filles, le sort des femmes confrontés à des visions de sexualité homicides, inspirés par l’occident. Il semble parfois que les nouveaux paradigmes s’inspirent du pire, autant de la modernité, que de la tradition, rejetant ce que les deux ont de positif.