Une précision sur ce graphique : il s’agit de l’ensemble des prélèvements dits obligatoires, c’est à dire impôts sur le revenu, impôts indirects TVA essentiellement, impôts sur le capital et ... cotisations sociales.
Il faut aller dans le détail des natures de prélèvement pour comprendre la raison de cette dégressivité. Un graphique plus détaillé donne l’explication : les impôts, les vrais,sont progressifs mais les cotisations sociales ne sont payées que par ceux qui vendent leur force de travail. On voit bien que le taux élevé de cotisations sociales auxquels les plus riches ne sont pas soumis explique cet état de fait.
S’il est juste de dire que le taux de prélèvement obligatoire est dégressif, il est faux de dire que le taux de l’impôt, toute nature confondu l’est ; ce sont les cotisations sociales, prélèvement obligatoire mais qui ne sont pas des impôts, qui grévent les revenus de la quasi totalité des français.
Une petite remarque annexe, le graphique est trompeur, il présente en abscisse des écarts que l’on peut prendre pour proportionnels, en gros quatre quarts. La lecture pourrait laisser penser que l’augmentation des impôts des aisés et de plus riches suffirait à permettre même une baisse des autres revenus. Ors, il s’agit de déciles. Les quatre parties, populaires, moyennes, aissées et riches sont égales alors que l’intervalle populaire devrait être 50 fois plus grand que celui des riches et 5 fois plus que celui des aisés.