@ Claudec
Le superpopulationnisme, c’est justement une injonction divine depuis Abraham. ’En ce qui concerne Ismaël, je t’ai exaucé : je le bénirai, je le ferai proliférer et je le multiplierai considérablement’,
etc. Les monothéismes partagent la haine de la sexualité ludique, c’est-à-dire qui n’a pas de fin reproductive, et l’idolâtrie du sperme. C’est ce qui se trouve derrière le ’toute vie est sacrée, même ce qui est mal né’ et par conséquent interdiction de toutes les pratiques que des sociétés ont utilisé de ci de là (l’eugénisme, par exemple ; la contraception, l’avortement, etc ; je n’approuve pas, je constate). Jusqu’à maintenant où au fond la logique poussée à l’extrême voudrait qu’on se fasse faire une progéniture à la carte (summum de l’autoidolâtrie) et qui soit immortelle (transhumanisme, vaincre la mort), le tout en mode marché (démocratique, ça, fourrer un moutard parfait et increvable dans le caddie entre mauvais foie gras et lasagnes de poney).
Historiquement, contrairement aux lapins ayant proliféré en Australie, l’accroissement de la population humaine, à ce qu’il me semble, n’apparait pas mécanique. Avant la sédentarisation et l’apparition de l’agriculture, la population pour tout le globe n’est que de quelques milliers, dizaines de milliers (je n’ai pas de chiffres exacts en tête). Le sapiens a déjà ...100 000 ans d’âge. Cet accroissement est donc très récent. On peut voir une autre accélération avec les temps modernes, la science, la médecine rationalisée, l’hygiène ; la France ne comptait que 17 millions d’individus sus Louis XIII.
On peut peut-être voir une trajectoire parallèle à l’intelligence, le développement de l’intellect à travers la technologie. Pendant 100 000 ans, le pagne, le silex ; puis, l’agriculture ; et les 300 dernières années, la maîtrise de l’atome, etc.
Je schématise, einh. Ce qui m’intéresse, ce sont les facteurs d’accélération de la dynamique car ils sont ’brutaux’. Des sortes de ruptures.