Je suis d’accord sur l’essentiel, sauf en ce qui concerne
les agriculteurs. Il faut dire que les médias se gardent bien d’en parler, mais
beaucoup de vidéos circulent attestant des nombreux coups de main apportés aux
GJ et il n’est pas juste de les mettre sur la touche.
https://www.youtube.com/watch?v=XxMhobCBdvY
https://www.youtube.com/watch?v=0lvOg3DtSo8
https://www.youtube.com/watch?v=fPZwd8vkCLU
https://www.youtube.com/watch?v=M6hfQ7cvlDw
https://www.youtube.com/watch?v=U2HN5BRyUi0
https://www.youtube.com/watch?v=uWJYYT_cBrQ&t=8s
https://www.youtube.com/watch?v=Ag-XraK3CWM
https://youtu.be/Ond_vRhQqbM
https://www.youtube.com/watch?v=LTGhInyb4Ss
https://www.youtube.com/watch?v=H2KKma8HQlo
https://www.youtube.com/watch?v=R1P3rddF-ts
https://youtu.be/seI1d0eYozA
Quant aux lycéens, il ne faut pas oublier que ce sont des
gosses et la montée en violence des actions policières à leur égard est totalement
effarantes et peuvent terroriser lycéens comme parents. Car cette police est complètement
à l’ouest de leur mission, quant à la déontologie, elle a été bannie de leur
vocabulaire déjà assez pauvre. Il n’y a qu’à voir avec quel naturel les CRS,
qui ont mis à genoux ces jeunes gens, ont mis en ligne et commenté leur action.
En fait, pour résumer, tous ces constats de détachement ou d’incompréhension,
sont le résultat de fractures désormais profondément ancrées au cœur de notre
société :
- Des hommes politiques à des années-lumière du
quotidien des français,
- Des banlieues communautaires évincées de la vie
de la société,
- Une police surarmée formée dans les banlieues
difficiles complètement inadaptée désormais à la vie sociale,
- Des médias censés représenter un 4ème
pouvoir, mais qui a fusionné avec les trois premiers,
- Des syndicats béats devant le pouvoir et atteint
de cécité quand il s’agit de citoyens non syndiqués,
- Des « stars » complètement lobotomisés
par les élites bien pensantes qui ne comprennent rien à rien,
- Les habitants d’une capitale (et d’une banlieue)
totalement déconnectés du reste du pays car vivant plutôt confortablement,
- Et une France, pour ne pas dire La France,
provinciale totalement oubliée par ceux-ci-dessus.
Les divisions sont énormes.
En tout cas, ce qu’il faut poser comme question aux absents
c’est : comment vois-t-ils leur avenir après le mouvement, quelle qu’en
soit l’issue ? Comment pensent-ils conserver leur place dans une France disloquée
ou réunie, c’est selon ? Car leur passivité est criante et il va falloir
qu’un jour ils s’en expliquent, gare à eux !