@Hervé Hum
Le RIC comme je le présente ne porte atteinte au pouvoir que
comme un contrepouvoir ( mais parfois comme un pouvoir ) ponctuel. Je ne pense
pas que le gouvernement perde le contrôle des orientations
stratégiques puisque le nombre de référendum est fatalement limité et que lui
gouverne sans discontinuer. Mais par contre, vous dites vrai lorsque
vous énoncez qu’aucun homme politique actuel ne le tolérerai mais ce n’est pas
le fait de la constitution mais de ses faiblesses qui permet à une classe politicienne
de parasiter les institutions en vase clos. Effectivement le RIC n’est pas
compatible avec la volonté des hommes au pouvoir aujourd’hui, là-dessus nous
sommes d’accord. Mais je ne pense pas qu’il faille les écarter. Il faut
les forcer à l’accepter, d’où la nécessité d’un rapport de force.
Je ne fais pas comme vous un lien absolu entre la propriété
et le pouvoir politique. Ce lien existe mais il n’est pas absolu. Le système
économique ne conditionne les institutions politiques que dans une certaine
mesure ( et l’inverse est aussi vrai , les institutions politiques
conditionnent le système économique dans une certaine mesure ). Je rejette en
effet votre causalité, ma lecture de l’histoire de l’économie politique ne
converge pas avec vos conclusions.
Sinon, je suis machiavélien et en tant que tel, je ne suis pas
pour l’abolition du secret, la raison d’Etat l’exige dans certaines
circonstances. Personnellement, je ne crois pas en une démocratie mais plutôt à
un régime mixte (qui serait d’ailleurs compatible avec le capitalisme, car il
faut se rappeler qu’il existe plusieurs formes de capitalisme).