ce n’est que la dernière abomination des monstres de Washington
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@ Pierre JC Allard
Wikipedia. Article « Antiaméricanisme ». Extrait où j’ai souligné quelques phrase :
Jean-François Revel
cite plusieurs exemples de discours antiaméricains : quelques jours
après les attentats du 11 septembre 2001, la presse française
sous-entendait que les Américains, dans leur ensemble, étaient
responsables de la tragédie. Outre cette tentative d’amalgame,
l’écrivain rappelle que l’antiaméricanisme consiste à reprocher aux
États-Unis tout et son contraire. Washington est tour à tour taxé
d’isolationnisme et d’impérialisme lorsqu’il s’agit des relations
internationales : il donne pour cela l’exemple de l’intervention
américaine dans les Balkans
au cours des années 1990 : « Il faut, pour faire cesser ou diminuer les
massacres, que les États-Unis se chargent de l’opération,
successivement en Bosnie, au Kosovo et en Macédoine.
Les Européens les remercient ensuite en les traitant d’impérialistes,
tout en tremblant de frousse et en les qualifiant de lâches
isolationnistes dès qu’ils parlent de retirer leurs troupe. »
D’autres exemples apparaissent régulièrement dans la presse
française et internationale. Ainsi, après la victoire des démocrates au
Congrès en novembre 2006, Courrier international
indiquait : « Après avoir voulu diriger le monde, les États-Unis
pourraient être tentés de se replier sur eux-mêmes. Une bien mauvaise
idée [...] Il serait imprudent de penser que la planète sera rendue plus
sûre par une Amérique paralysée qui se désengage. Ce serait certes une
bonne chose que l’Amérique soit moins adepte de l’unilatéralisme, mais
sûrement pas qu’elle devienne isolationniste. »
Aussi, pour Revel, l’antiaméricanisme devient « primaire »,
irrationnel, lorsque la contestation est illogique et surtout dénué de
fondements. La mauvaise connaissance du pays, de sa culture et de son
histoire serait la cause de l’hostilité à l’égard des États-Unis.
Si l’antiaméricanisme est une critique du système capitaliste libéral
et non une attaque contre les Américains, alors pourquoi les États-Unis
sont-ils toujours cités en exemple, ou plutôt en repoussoir, comme la
référence obligée du discours journalistique et politique, alors qu’il
existe d’autres pays qui pratiquent ce modèle économique ? D’après
Revel, à force d’attaquer constamment et en toute mauvaise foi les
Américains, ils finissent par ne plus écouter les critiques fondées qui
leur sont adressées.