Qui a adopté ladite « définition de l’antisémitisme de l’IHRA » ?
A ce jour 10 autres Etats européens l’ont adoptée : la Roumanie, l’Autriche, l’Allemagne, la Bulgarie, la Slovaquie, l’Italie, le Royaume-Uni, la Slovénie, la République Tchèque et la Macédoine hors zone-UE. Les Etats-Unis l’ont également adoptée.
Au niveau des institutions européennes, la Commission européenne promeut la définition sur son site et le Parlement européen a adopté une résolution (non contraignante), en juin 2017, appelant les Etats membres à adopter « la définition de l’IHRA ». Enfin, le Conseil « Justice et affaires intérieures » de l’UE approuve définitivement un projet de déclaration, rédigé par le gouvernement d’extrême-droite autrichien et le Congrès juif mondial, le 6 décembre 2018. Le texte invite les Etats membres à adopter la définition IHRA et a été approuvé formellement par le Conseil de l’UE le 14 décembre 2018.
De nombreux partis politiques, universités et autorités locales ont également adopté la définition dite « IHRA ».
Depuis plusieurs mois le Crif exigeait sa transposition en droit français. Pourtant, un arsenal législatif et juridique existe déjà bel et bien dans notre pays pour prévenir et réprimer l’antisémitisme (la loi Gayssot de 1990, la loi de 1972 sur la lutte contre tous les racismes, la loi sur la liberté de la presse de 1881 et le Code pénal). Cela révèle bien la volonté de manipuler l’antisémitisme pour criminaliser les défenseurs des droits des Palestiniens.