Difficile de cacher l’angoisse qui m’étreint en pensant à l’état
de notre EducNat., et à l’état mental du corps enseignant (et de ses syndicats :
la pleurniche perpétuelle).
Comme pour la
résistance aux antibiotiques, la disparition d’espèces animales et de plantes réduisant
la biodiversité, la destruction de la fertilité de la terre (et des hommes), le
réchauffement climatique, l’épuisement des énergies extraites de notre terre,
la course aux armements … je me dis parfois : faut arrêter tout ça,
réfléchir, et repartir sur des bases totalement nouvelles. Au final, je ne fais
pas grand-chose, sinon rien.
Mais notre EducNat est-elle capable de réflexion ? Ni
plus ni moins que nous tous sans doute, face aux dégâts que cause notre
civilisation. C’est-à-dire zéro réflexion, zéro réaction face au naufrage.
Donc nos gosses ne savent plus calculer mentalement, l’indice
de performance correspondant passant de 250 à 150 en qqes décennies ? On s’en
fout, c’est pas notre pb. : nos congés, nos indices d’augmentation de la
FP, notre revanche en faisant rentrer nos gosses (à nous) dans les Grandes
Ecoles, nos dépressions nerveuses et nos suicides, voilà ce qui compte pour nous. Les gosses
des autres ? RAB, ou peu s’en faut.
Cette charge violente contre les profs. est sans doute
excessive, mais pas plus que celle exprimée ci-dessus contre l’état de la société
en général, incapable de réagir à la hauteur des défis qui menacent la survie de notre espèce.
Donc continuons. Développons (les Chinois) la 5G qui fera
que nos portes s’ouvrent toutes seules, que tous nos déplacements seront suivis
an mètre près (quelle sécurité !), que nos infarctus du myocarde seront
traités en qqes minutes. Youpi !
Mais nos gosses ne sauront plus compter.