@Hervé Hum
« Traité
comme un bien meuble » n’est pas la définition que j’ai donné au mot « esclave »
mais « être appropriable, c’est-à-dire
acheté et vendu par des individus sur un marché concurrentiel comme un bien
meuble », une fois l’esclave acheté , le maitre a le droit de le
traiter comme il le désire. La réalité des conditions de vie n’intervient pas
dans cette définition puisque les esclaves pouvaient vivre dans des conditions très différentes.
Un homme riche
qui était riche mais qui pouvait légalement être acheté ou vendu comme un objet
appartenait à l’ordre des esclaves, au même titre que l’esclave enchainé dans
les mines, c’est précisément ce qui
importe ici, pas leur différence de condition. Et c’est ça que vous ne voulez
pas entendre, je vous exhorte à trouver un nouveau mot pour caractériser ce que
vous voulez décrire mais vous vous arque boutez sur celui « d’esclave »
qui ne correspond pas au contenu que vous lui donnez.
Par ailleurs,
un esclave riche pouvait être dépossédé par son maitre qui avait tous les
droits sur lui et le vendre dans une mine, pour le punir si par exemple l’esclave
lui avait manqué de respect. Bien sûr que sa richesse était conditionnée par le
bon vouloir de son maitre. Et alors ? En quoi ça contredit la définition
de l’esclavage que j’ai donné ? Ça
ne fait que la confirmer.
Aujourd’hui,
personne ne peut attraper un salarié pour le séparer de sa famille et le vendre
sur un marché sur lequel l’acheteur disposera de sa personne à sa convenance, ce
n’est pas du tout la même chose.
Moi ce qui m’intéresse
ici avec l’Athènes démocratique, c’est qu’il n’y avait pas une classe qui était
au pouvoir mais un ordre, celui des citoyens qui réunissaient des pauvres et
des riches et qui montre bien qu’il y’avait une déconnexion entre le politique et
l’économique , ce qu’on peut vérifier historiquement.