@Fergus
Vous nagez en plein manichéisme. D’un côté les raisonnables, de l’autre les fous extrémistes, avec lesquels on peut encore parler, pour les éduquer, bien sûr.
D’abord, ceux qui s’estiment raisonnables en acceptant ce système peu ou prou sont de loin les plus fous. Le signe le plus clair de votre folie est que vous êtes totalement imperméable à la critique. Ensuite, vous confondez, comme c’est toujours bien commode, une pensée radicale et cohérente, avec une attitude extrémiste, qui serait, en sus, conditionnée par une prétendue doxa. Votre simplisme manichéen, j’insiste, est bien navrant. Le monde actuel n’est pas scindé entre un libéralisme, le moins pire de tous les systèmes, et un populisme avec un goût de fascisme : le néolibéralisme est, de tous les systèmes actuels, celui qui regroupe le plus des caractéristiques du fascisme authentique. Mais l’opposer à un ennemi unique qui serait le nationalisme ou le populisme est exactement ce que fait Macron, et c’est d’ailleurs tout ce qu’il a trouvé pour se maintenir, avec la peur du changement (tout en surfant sur la prétention au changement) et la peur de l’inconnu (cf l’argument massue contre le brexit — ou le frexit — « saut dans l’inconnu », employé par tous les opposants par principe à cet événement). Vous prétendez ne pas le cautionner, mais en fait vous ne dénoteriez pas à LREM.
Quant à votre truc sur l’injonction au suicide, bon, c’est vraiment l’histoire de celui qui regarde le doigt au lieu de la lune...