« le concept d’islamophobie permet de fixer et de naturaliser une pratique de l’islam. Si l’opposition au voile est islamophobe, c’est parce que le voile est musulman et qu’il n’y a pas de bonne pratique de l’islam sans port du voile. Telle est la logique infernale (…) L’islamophobie est donc un ‘formatage’ de la communauté musulmane coalisée autour d’une pratique qui, par sa radicalité, sédimente le lien avec ses leaders et ses pairs ».
Ce n’est pas très clair. Ce qui ferait sens pour moi serait : « L’islamophobie est donc une stigmatisation de la communauté musulmane coalisée autour d’une pratique qui, par sa radicalité, sédimente le lien avec ses leaders et ses pairs ».
Ceci dit, et dans la lignée de cette remarque, et peut-être pour relativiser — la question du voile serait un épiphénomène — , il faut lire cet article :
Comment est-on passé de « l’arabe » au « musulman » ?
Enfin, je voudrais ajouter qu’hier soir, sur Arte, il y avait un long reportage sur la Syrie, et plus précisément, certaine région de Syrie : une jeune femme, voilée à souhait, nous racontait son amour pour l’instruction (on voyait surtout des fillettes) et ses difficultés à faire classe sous les bombes du sanguinaire Bachar El Assad.
Vous avez dit stigmatisation ? Je dirais plutôt « tout et le contraire de tout ».
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