Toujours dans ce genre de réflexion nous passons à côté de l’essentiel, vous avez écrit : << La vie c’est aussi penser. Mais qu’est-ce que penser ? Nous passons notre présent à réfléchir au futur sur les bases du passé. C’est ce qui nous remplit le temps d’anxiété, ou de sérénité. Mais mort, il n’y a plus de temps. Il n’y a donc plus de peur ou de joies. >>
C’était bien engagé car effectivement la pensée est un processus , mais celui-ci amène une autre question : d’où vient le contenu de nos pensées et par conséquent d’où viennent les réponses à nos questionnements ?
À des questions sur dieu, sur la mort, sur une éventuelle vie après la mort, nous ne pouvons aborder ces sujets intellectuellement que par les réponses que nous suggère notre mémoire et donc par conséquent nos savoirs qui résultent de notre chemin de vie, seulement la pensée que nous avons sur une chose n’est pas la chose, ainsi chaque personne a en commun avec le reste de l’humanité le fait de penser qui est processuel, mais chacun a une pensée en tant que contenu qui lui est propre.
Il est à noter que parfois dans un moment de lucidité pas toujours perçu, nous énonçons la petite phrase ô combien sagace : je pense que..., ce qui signifie en clair : voilà ce que j’ai retenu du sujet qui nous intéresse.
Parfois la seule bonne réponse que nous pouvons affirmer est : je ne sais pas.