@maQiavel
Depuis 1927 Staline table sur une attaque de la bourgeoisie internationale contre l’URSS. Depuis septembre 38, il sait que c’est Hitler qui va s’en charger, et depuis 40, il sait que ce qui reste de la « meilleure armée du monde », à savoir la France roule pour Hitler (2,5 millions de prolos français prisonniers, ainsi que toute les usines militaires françaises, travaillent en et pour l’Allemagne).
L’objectif immédiat de Staline est d’éviter toute provocation qui serait calamiteuse pour « la patrie du socialisme » qui a fait voeux de pacifisme. C’est pour cela qu’il se méfie de toutes les alertes qui lui arrivent. Il table, jusqu’au bout, sur le fait que l’incursion des nazis en Grèce, en soutien de Mussolini va permettre à la fenêtre d’attaque de l’URSS de se refermer avant que d’être possible. Dans sa manche, il a une carte majeure connue de tous : le général Hiver !
Et si l’attaque est retardée d’un an, il aura du temps pour fortifier sa nouvelle frontière Ouest. Sait-on assez que la forteresse de Brest-Litvosk, qui date d’avant 1900, a tenu plus d’un mois alors que tout, sur plus de 100km, s’effondrait autour ?
Et c’est, sans doute aussi pour cela qu’Hitler a, quand même, lancé son attaque en espérant arriver à Moscou au plus tard en octobre, avant la « rapounitsa » d’automne.