« Le
Black Panther Party été fondé en 1966 pour prévenir tout dérapage policier. Il
s’agissait plus d’un groupe de surveillance, voire d’autodéfense. Les militants
dotés d’une caméra et d’un magnétophone organisent des patrouilles dans les
quartiers noirs, écoutent les fréquences de la police et suivent les véhicules
de police. Lors des contrôles d’identité ou d’interpellations, ils filment la
scène et demandent au frère s’il a été agressé par les policiers ».
------> A
noter que le lobby des armes américain, la célèbre National Rifle Association,
connue pour ses positions pro-armes jusqu’au-boutistes et qui s’empresse de
s’opposer à d’éventuelles lois de contrôle des armes à feu à chaque fusillade
de masse, était bizarrement contre le droit à l’« open carry » à l’époque où le Black
Panther Party exerçait pleinement son droit de port d’arme. La NRA a même
soutenu le Mulford Act, une loi californienne interdisant le port visible
d’armes chargées en public.
Ironie de
l’histoire, la promulgation du Mulford Act a lancé une vague de gun laws
restrictives dans l’ensemble des États-Unis. Ces mêmes lois contre lesquelles
lutte ardemment la NRA aujourd’hui car elles contreviennent selon eux au second
amendement, qui affirme que le port d’arme ne peut être remis en cause car « Une
milice bien organisée est nécessaire à la sécurité d’un État libre. » L’exact
argument des Black Panther de 1967. 