@shadrack
Merci pour votre commentaire mais il me semble qu’il est l’archétype de l’individu désorganisé que j’évoque dans ce texte.
Tout d’abord, votre phrase : « Au-delà de l’extrême noirceur de vos propos, reflet manifeste de votre situation personnelle »
Vous prenez des risques en écrivant cela car vous ne me connaissez pas, mais il est vrai que l’anonymat sur internet fait que les mots ne valent pas chers... Au delà de cela, je vois dans votre propos l’expression de la violence du système idéologique. En effet, vous tentez de psychologiser la démarche qui me mène à écrire un tel texte. Or, le rôle de la pensée sociologique, quand elle est bien menée, est justement de faire en sorte que l’individu ne vive plus ses expériences comme des épreuves personnelles de milieu mais comme des enjeux collectifs de structures sociales. Bref, votre propos ne commence pas fort en ce qu’il porte immédiatement le sceau de la violence idéologique... En d’autres termes, ne vous préoccupez pas de ma situation personnelle, analysez les arguments (ce que vous ne faites pas dans votre commentaire, bien entendu).
Vous écrivez :« Vous ne devriez pas penser à la place des autres, chacun est libre de ses opinions, de ses valeurs et de sa vie. » Bon, déjà c’est faux, chacun n’est pas libre de ses opinions. Des mécanismes sociaux nous influencent puissamment. Je dirais même qu’il faut être complètement aliéné pour se sentir libre dans notre société. La profondeur de notre sentiment de liberté est proportionnelle à celle de notre aliénation. De plus, en quoi un article pense-t-il à votre place ? Êtes-vous en train de dire qu’il ne faut plus écrire d’article d’opinion ? En fait, votre démarche est très autoritaire, très intolérante. Il ne faudrait plus écrire ce que l’on pense parce que ça pourrait froisser sa majesté le consommateur. Plus de débats d’opinion, juste la soupe BFM TV qui se fait passer pour des faits objectifs... Vous réalisez la gravité de ce que vous écrivez ?
Ensuite, vous m’invitez « à réaliser que vous ne représentez qu’une petite partie de la population française ». Bon, il faudrait quand même, avant d’écrire des commentaires, s’appliquer à comprendre le propos de ce qu’on lit. Mais où avez-vous donc lu que je pensais que mon opinion était répandue ? Honnêtement, je ne vois pas le passage... Il me semble même que je passe l’idée contraire puisque je pense que nous sommes dans un système totalitaire. Ce faisant, j’affirme que le peuple est transformé en population et n’a plus conscience de la gravité de la situation, exactement ce que je vois dans votre commentaire d’ailleurs.
Après je vois que le fait de ne pas parvenir à me situer vous pose problème. Encore un autre signe d’aliénation : tout ce qui ne rentre pas dans une norme est inquiétant et doit être vilipendé.
Enfin, j’aurais bien aimé que vous m’expliquiez davantage où se situent les « contradictions politiques » de mon propos que nous puissions en débattre, si vous n’avez pas trop peur que je vous impose mes idées, pour que je puisse me corriger la prochaine fois. Bon courage !
Bien à vous