Tariq Ramadan, considéré autrefois comme une « figure de premier plan de l’islam européen«
Tariq Ramadan se revendique d’un Islam politique, proche des Frères Musulmans, il explique que l’Occident est décadent, que les musulmans sont martyrisés par les français et leur gouvernement, et que la seule solution pour rétablir la situation consiste en la création d’un État Islamique sous la Charia dirigé par un imam, un système bien évidemment incompatible des sociétés européennes :
»Le Coran offre donc des principes directeurs, des principes d’orientation. Ces derniers, sont, par essence, absolus puisque, pour le musulman, ils proviennent du Créateur qui indique à l’homme la voie (la sharia) à suivre pour respecter Ses injonctions. Ces principes sont la référence des juristes qui ont la responsabilité, en tout lieu et à toute époque, d’apporter des réponses en prise avec leur environnement sans trahir l’orientation première.
(page 36)
Il se trouve dans le Coran à peu près 228 versets (sur 6 238) qui traitent de la législation générale (code civil et pénal, droit constitutionnel, relations internationales, ordre économique, etc…) »
(page 36)
« La Révélation traite en effet de toutes les sphères de l’activité humaine : de l’ordre économique, du projet social, de la représentativité politique. »
(page 35)
« De fait, en matière législative, les choses sont claires. Le Droit Islamique, dont on parle tant aujourd’hui, c’est d’abord l’ensemble des règles générales stipulées par le Coran et la Sunna. »
(page 38)
« Dans le domaine politique, comme c’est le cas pour la sphère sociale ou économique, il existe aussi un cadre de référence islamique défini par le Coran et la Sunna qui correspond à peu de choses près au statut de la loi fondamentale, la Constitution, (en ce qu’elle va permettre sa formulation) vis à vis des législations nationales. [...] Ce cadre est d’origine Divine et les directives qui y sont liées sont intangible. »
(page 93)
« En nous appuyant sur ces considérations, en tenant compte également de la diversité des pratiques de la consultation dans l’histoire de la civilisation islamique et des réflexions produites par les ulémas (savants), on peut dégager sept principes inhérents à la notion de shûra (délibération) :
« 1. Le politique doit offrir à la communauté les moyens de la délibération et donc de la participation dans la gestion de ses affaires. Ce sera soit par des élections directes, soit sous le modèle de la représentation : la forme peut dépendre des situations historiques, des habitudes ou des structures sociales existantes.
2. La création d’un « conseil de la shûra (délibération) » – majlis a’-shûra – s’impose et nécessite de structurer le mode de consultation du peuple qui permettra l’élection des membres de ce conseil. Élections directes, formation de conseils régionaux, ou autres : toutes ces formes sont acceptables dès lors qu’elles permettent la participation et la consultation de la base selon la formule coranique.
4. Le choix du responsable de la nation (le président ou l’imâm – celui qui se place devant -) peut être délégué au Conseil de la shûra (ou aux conseils régionaux, s’il en est) mais il peut également être le fait de la population. Encore une fois, le principe de choix du peuple est inaliénable en islam ; la forme que prendra sa réalisation peut dépendre d’un grand nombre de facteurs historiques, géographiques et même culturels. L’idée d’un mandat à durée déterminée ne contrevient pas aux enseignements islamiques. »
p97-99
Que deviennent les autres communautés dans cet État islamique ?
Réponse de Tariq Ramadan, ces citoyens ont le droit de vivre sous la « protection » des musulmans, à condition de leur verser une taxe (jazya) :
« on appelle les citoyens n’étant pas de confession musulmane les « ahl dhimma » ou « al mû ahidun », « ceux qui ont passé un contrat », ce contrat est clairement un contrat de protection des personnes et de leur droit fondamentaux. L’Etat s’engage à leur offrir toutes les conditions qui leur permettent de vivre sereinement. lIs ne sont pas soumis à l’impôt social purificateur(zakat) qui est le troisième pillier de l’Islam, ni au service militaire : en échange de cette protection, ils sont tenus de payer un impôt, la « jazya », qui est l’équivalent d’une taxe militaire. »
(page 118)
Tariq Ramadan - « Islam - Le face à face des civilisation »
http://islamineurope.unblog.fr/2011/04/24/conception-de-letat-fasciste-islamique-par-tariq-ramadan-sur-le-site-de-la-mosquee-de-haguenau/
03/10 11:19 - Martha
Score le 3/10/2019, arbitre impartial : Amazone. Cliquer sur : Amazone : Devoir de (...)
01/10 20:26 - Claude Gracée
@Martha Merci pour ces observations pertinentes. Il est effectivement notable que, à part un (...)
01/10 12:28 - Martha
PS bis Le commentaire de Ian Hamel complet mérite d’être développé ici parce (...)
01/10 11:40 - Martha
@Roubachoff, Ces deux nouvelles non-plaignantes, mais qui-accusent-quand-même d’un tout (...)
30/09 09:04 - Ruut
Triste époque. Indirectement dans une société matriarcale, comme la notre, l’Homme (...)
30/09 05:23 - Roubachoff
@Claude Gracée Le drame, c’est que ça continue. Secret de l’instruction, mon... (...)
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