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Commentaire de Attila

sur La CORRUPTION est l'ÂME du Capitalisme néolibéral


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Attila Attila 29 septembre 2019 15:16

En dehors de s’appuyer plus sur des ragots que sur les recherches scientifiques, l’article est intéressant car il balaye bien l’ensemble des mécanismes de la corruption.

Pour bien comprendre, il faut avoir une idée de l’extraordinaire puissance financière des très riches. En 1992, le milliardaire Georges Soros a revendu une masse importante de Livres Sterling. Cet afflux de Livres sur le marché a fait baisser son cours. Malgré des rachats massifs, la Banque d’Angleterre n’a pas pu endiguer la baisse du cours. Bras de fer entre un milliardaire et la Banque d’Angleterre, c’est la Banque qui a perdu. Et l’Angleterre n’est pas un petit pays, son PIB est équivalent à celui de la France.

Les très riches cupides ont une puissance financière équivalente à celle des États.

.

Pour préserver leurs intérêts, ils ont petit à petit instauré un système de racket à tous les niveaux :

1 Rachat de l’ensemble des médias qui comptent.

 Pourquoi racheter des médias alors que les profits sont faibles, voire perdent de l’argent ? Comme les journaux papier grassement subventionnés par l’État (15 millions d’euros pour le Figaro et le Monde chaque année) et les déboires de Bolloré avec Canal plus.

On a connu investissements plus avisés.

Parce que cela permet de faire pression sur les décideurs politiques.

Parce que cela permet de manipuler les électeurs pour qu’ils votent pour des candidats soutenant les intérêts des très riches au détriment de leurs propre intérêts.

.« On a voté pour lui mais qu’est-ce qu’on a été con ! »

.

La possession et le contrôle de l’ensemble des médias leur permet de faire une campagne de publicité massive pour le candidat de leur choix. C’était flagrant avec Macron.

De plus, le coût de cette campagne de pub n’entre pas dans les comptes de la campagne électorale.

Médias français : qui possède quoi ?

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2 Financement de leur candidat.

 Contrairement aux « petits » candidats qui doivent ramer pour trouver de l’argent, les candidats des riches ont toutes les finances nécessaires. On sait que Macron a rencontré les financiers de la City à Londres, puis des hommes d’affaire au Liban. En plus du trio Pierre Bergé-Xavier Niels-Matthieu Pigasse, François Hollande a été financé par un groupe américano-israélien, le groupe Elnet. Information révélée par Panamza :

Hollande financé par un lobby israélo-américain

.

When François Hollande was elected president of France

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Il est clair que les candidats des riches doivent réaliser un retour sur investissement : faire passer toutes les mesures législatives favorables à leurs intérêts.

Pierre Bergé est allé voir François Hollande à l’Élysée, sans doute pour lui rappeler qu’il devait mettre en œuvre le mariage pour tous. François Fillon, s’il avait été élu, aurait accéléré la mise en œuvre du démantèlement de la Sécu au profit des assurances privées de son ami Pdg d’Axa. Macron itou . . .

Les présidents de la République ne sont plus que des employés des très riches. Ils font là ou leurs maîtres leur disent de faire, ils n’ont plus que le pouvoir de changer la moquette de l’Élysée.

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Les très riches ont également poussé à la construction de l’Union Européenne. La puissance des Traités verrouille la politique économique et sociale des pays membres en imposant le néolibéralisme : destruction du modèle social français issu du CNR, privatisation rampante des services publics, bradage du patrimoine économique de la France au profit d’intérêts privés souvent étrangers (Alstom), destruction de la nation, et surtout, l’appareil de l’État mis au service des intérêts des très riches : police, justice, etc (voir Gilets Jaunes).

"Du libéralisme « classique » au néo-libéralisme, on transite de l’opposition – l’Etat contre le marché – à une alliance de l’Etat pour le marché et pour son développement. L’Etat, auparavant considéré intrusif et dangereux pour les libertés individuelles devient un acteur fondamental dans l’imprégnation du néolibéralisme au cœur de la société. Ainsi n’est-il pas étonnant de voir l’Etat voler au secours des banques " Lien

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