Au-delà de la « PMA pour toutes » la loi sur la bioéthique introduit des
ruptures : il rend indépendant de l’âge la faculté de procréer par la
légalisation de l’autoconservation des ovocytes ; il sépare la
procréation de la sexualité par l’introduction de la PMA
non-thérapeutique ; il encourage l’eugénisme par l’extension du
diagnostic prénatal et préimplantatoire ; il donne plus de liberté pour
l’exploitation et la modification génétique des embryons humains ; il
favorise l’avortement par la suppression du délai de réflexion et de
l’autorisation parentale pour les mineurs. Comme fondement de la
filiation il fait prévaloir la force de la volonté : avec la PMA pour
les lesbiennes, une femme peut être considérée comme un père .
La source de cette suppression des interdits est à chercher dans le
progressisme : il faut transformer l ’ Homme, et apporter ainsi la
preuve que l ’on peut se passer du créateur de ce dernier : Dieu. L ’
Homme supprime le père, sur terre et dans les cieux, il devient le
créateur de son évolution.
La PMA pour toutes, la GPA , la valorisation de l ’homosexualité ont
pour but de montrer que l’esprit est capable d’échapper au donné
naturel, de le transcender pour ce qui touche à la sexualité.
Avec l ’eugénisme on recherche à maîtriser en plus de la transmission de
la vie, son évolution. C ’est le triomphe de l ’Homme des Lumières :
rien au dessus de lui pour lui faire prendre conscience de ses limites. L
’ Homme sans limites, c ’est l ’aventure.