@Étirév
? un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils
sont égaux numériquement ?
— alors, après la bêtise de l’oxymore ’égalité des chances’ , après le non-sens d’une égalité-mêmeté, voilà apparaître une égalité-numérique ?? !!!
Mieux vaudrait se taire que d’ajouter de la confusion à la confusion, du contresens au contresens, en se la jouant élite supérieure qui va réparer la soit-disant erreur des moins-égaux-forcément-un-peu-tarés-qui-ont-la-prétention-de-vouloir-une-égalité-EN-DIGNITE !
Rappel de l’Histoire de France, (supposée connue de toutes ces élites donneuses de leçons) : la notion d’égalité voulue par nos aïeux régicides est à replacer dans le contexte d’un élan séditieux honoré depuis à travers le monde entier, qui voulait abolir les différences de castes, de dignité qui opposaient Noblesse, Clergé et Tiers-Etat !
Cette exigence d’égalité en dignité, découle aussi du phénomène Historique nommé siècle des Lumières, qui avait fait comprendre à un certain Condorcet la réalité mathématique de son « théorème du jury », et qui avait suscité chez un certain JJ Rousseau l’intuition énoncée par ces mots sublimes :
"Si,
quand le peuple suffisamment informé
délibère,
les citoyens n’avaient aucune communication entre eux, du
grand
nombre de petites différences résulterait
toujours la
volonté générale, et la
délibération
serait toujours bonne. Mais quand il se fait des brigues, des
associations partielles aux dépens de la grande, la
volonté
de chacune de ces associations devient générale
par
rapport à ses membres, et particulière par
rapport à
l’État : on peut dire alors
qu’il n’y a plus autant
de votants que d’hommes, mais seulement autant que
d’associations.
Les différences deviennent moins nombreuses et donnent un
résultat moins général. Enfin quand
une de ces
associations est si grande qu’elle l’emporte sur
toutes les
autres, vous n’avez plus pour résultat une somme
de petites
différences, mais une différence
unique ; alors il
n’y a plus de volonté
générale, et l’avis
qui l’emporte n’est qu’un avis
particulier.
Il
importe donc, pour avoir bien l’énoncé
de la
volonté générale, qu’il
n’y ait
pas de
société partielle dans
l’État, et que
chaque
citoyen n’opine que d’après lui "