Merci pour cet article.
Il me semble que vous oubliez une dimension devenue essentielle : l’environnement. Vous vous demandez comment nous pourrions parvenir à instaurer les idées de Piketty, et de façon défaitiste vous ne voyez aucune solution à la cupidité qui dirige le monde et qui empêchera un tel mouvement.
Moi j’en vois une : la terreur que provoquent les catastrophes climatiques. Par exemple les canicules extrêmes de cet été on fait d’autant plus peur que tout le monde se rend compte que ce n’est qu’un début. Et là c’est flippant.
Or tout le monde peut constater expérimentalement que l’environnement se dégrade en fonction directe de l’augmentation de la richesse des 1%. De là à penser que le néolibéralisme est la cause des pollutions il n’y a évidemment qu’un pas logique à franchir. Et le peuple, avec son bon sens, le franchira forcément, car il ne veut pas mourir. Et pour ma part je crois que ce mouvement a débuté.
Une autre dimension manque je pense à votre réflexion : celui de la santé mentale. Que dire en effet de ces milliardaires déjà trop riches pour tout dépenser en 1000 vies, mais qui continuent frénétiquement à vouloir gagner de l’argent ? Je vois là pour ma part un dérèglement mental, une toxicomanie à l’argent, aussi violente qu’une toxicomanie à l’héroïne. Mais si la toxicomanie d’un héroïnomane ne tuera que lui, la toxicomanie à l’argent, aussi appelée cupidité, affecte lourdement toute la société. Il serait donc temps je crois de cesser de décrire les riches comme les premiers de cordée, de leur donner la légion d’honneur et de les montrer en exemple à notre jeunesse, comme le fait notre président. Il faudrait au contraire dénoncer cette déviance mentale dangereuse pour toute la société et même l’interdire en fixant une limite maximum à l’enrichissement, ce que propose Piketty peu ou prou.
Mais alors le sempiternel argument revient inévitablement, cette fois dans la bouche de Léa Salamé sur France Inter, interrogeant Piketty : ne croyez vous pas que vous allez castrer l’esprit d’entreprise ? Si on ne peut plus s’enrichir, pourquoi entreprendre ? Piketty n’a pas été clair dans sa réponse, mais la mienne l’est : si la perspective de gagner jusqu’à, disons 100 millions d’euros qui serait la limite max, n’est pas une motivation suffisante pour entreprendre, c’est qu’il y a un problème de déviance mentale, de cupidité maladive, dont on sait qu’elle est néfaste à toute la société. Il faut alors conseiller à l’individu qui ne se suffit pas de 100 millions d’euros d’aller consulter un psy, et en tout cas le surveiller car il est typiquement le genre d’individu qui nuira à toute la société si on le laisse agir.
L’argent est une drogue dure et dangereuse, il faut en réglementer l’utilisation.
21/11 12:32 - Sparker
@eric J’ai perdu un orteil au boulot mais mon voisin à perdu un pied, moi il m’en (...)
20/11 13:01 - eric
C’est le retour à l’école primaire. Les vases communiquants. Ou le secondaire, les (...)
19/11 23:09 - titi
@Sparker, @Seul le contenu compte Les deux goliots qui rêvent encore du grand soir sont ici... (...)
19/11 23:07 - titi
19/11 19:46 - Sparker
@seul le contenu compte... Tout a fait, claro, juste essayer d’accélerer les choses car (...)
19/11 18:38 - sleeping-zombie
@seul le contenu compte... La névrose de spartacus sur les bolchéviques qui tiennent le (...)
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