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Commentaire de Ecométa

sur Investissements à l'étranger : la France victime d'une hémorragie


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Ecométa Ecométa 21 janvier 2020 17:17

@Yaurrick

C’est bien connu les riches s’appauvrissent en France : de qui vous vous moquez ?

Vous nous présentez la façon dont est produit le revenu national, comment est constitué la valeur ajoutée, et non comment elle est ensuite répartie. Vous êtres un fumiste !

En 2016, et la répartition est restée relativement stable pour les années suivantes, 42.6 % de la Valeur Ajoutée est allée aux salaires et traitements bruts, 32.9 % à l’excédent brut d’exploitation  ; pour le reste 15.7 % aux cotisations sociales, et autres pour 8.8 % (impôts, subvention …).

Il ne s’agit, dans votre lien, que des bénéficiaires du partage de la contribution sociale et fiscale des entreprises du CAC 40. C’est-à-dire que 265milliards ont servi à la rémunération du travail des salariés ; 72 milliards sont revenus à l’état et 36 milliards sont allé dans la poche des actionnaires.

Quant au deuxième podium, ces entreprises du CAC 40 n’ont qu’à investir davantage, et sur ces 43 milliards combien reviennent à ces entreprises sous différentes formes. L’État, au titre des interventions économiques (Titre 7 de dépenses du budget) redistribue, bon an, mal an, quelque 100 milliards d’euro aux entreprises. 

L’Institut Molinari … quelle blague !

En ce qui concerne les investissements à l’étranger, l’objet de cet article, il existe une étude publiée par le Fonds monétaire international (FMI), qui montre que 40 % de ce que l’on considérait comme des investissements à l’étranger des multinationales correspondent en fait à des flux artificiels d’optimisation fiscale agressive ; et cette part est en nette progression.

 « Tous les investissements directs étrangers ne correspondent pas à une intégration économique réelle », affirment d’emblée les trois auteurs de l’étude. En se plongeant dans les données officielles d’investissements internationaux, ils font la part entre les investissements réels et ceux destinés à des sociétés écrans servant les stratégies de contournement fiscal des firmes. Ils trouvent ainsi que la part de ces investissements dit « fantômes », comme ils les appellent, est passée de 32,2 % en 2009 à 38 % en 2017, avec une progression constante.

Il existe un « Shadow Banking » mondial qui est aussi, voire plus important que le PIB mondial qui est de 84 000 milliards de $. Certains l’estime à plus de 100.000 milliards de $ ce Shadow Banking.

Pour une année, le marché des changes fait 2.500.000 milliards de $ et celui des produits dérivés 1.5000.000 milliards de $. Faites donc la division de ces chiffres par le nombre d’habitants de cette planète, j’ai enlevé les milliards pour simplifier le calcul ; soit 4.000.000 : 8 = 500.000 $ par pékins ! Hallucinant : NON ?

Tout ceci avec un PIB mondial de 84.000 milliards de $....


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