On peut pas comprendre Orwell sans se rappeler son vécu. Il s’est coltiné la guerre d’Espagne, au sein du Poum, ce qui indépendant de la balle qu’il a reçu dans la gorge, à failli lui être fatal, comme ses copains exécutés. La scène d’épouvante et de torture à la fin de 1984, qui n’est pas sans avoir inspiré celle du film « Brasil », est à remettre dans cette dynamique. Il nous dit : « Ceux qui résistent à la manipulation auront devant eux un autre mur : La peur...L’épouvante….Voilà ce qu’il faut s’attendre, pour les lanceurs d’alerte et les résistants »....Ce qui se passe actuellement au Bresil, avec cette dictature de soudards acculturés, dont Bolsonaro, cet imbécile auprès duquel Trump est un homme du monde, est à mettre en parallèle.
« Beaucoup de gens en Europe et aux États-Unis n’ont pas entièrement saisi combien le président Bolsonaro et son gouvernement sont d’authentiques fascistes, d’authentiques autoritaires. On a beaucoup comparé Bolsonaro à Donald Trump, je pense que c’est une comparaison totalement inexacte. Bolsonaro est beaucoup plus dangereux et beaucoup plus extrême. Il a publiquement fait l’apologie de la dictature militaire qui a gouverné le Brésil jusqu’en 1985. Ils souhaitent le retour de cette dictature. Ils veulent recréer un climat de pression et peur. À travers moi, et via leurs médias, plateformes et soutiens, ils entendent intimider tous les journalistes, les dissidents, ceux qui s’opposent au gouvernement. » Source Mediapart : Glenn Greenwald : « Bolsonaro veut créer un climat de pression et de peur »