@Pascal
Vous dites : Les informations sur la naissance de l’islam n’ont pas pu circuler autrement que de mémoire...ces textes le disent...
Je réponds : si Mahomet a reçu « l’appel » à 40 ans, c’est qu’il a vécu la vie d’un conseil ordinaire (ma thèse) pendant tout ce temps-là et qu’il n’a commencé sa prédication qu’en 590 (550 + 40) . C’est la date qu’il faut donner à deux feuillets coraniques anciens récemment découverts, date qui s’accorde tout à fait aux analyses scientifiques de leur support... je dis bien « analyses scientifiques ». Votre Isnad, c’est très poétique mais cela ne tient pas la route.
Je n’ai pas dit qu’Abou Bakr était calife. Même après la mort du Prophète, il a très bien pu faire son excursion en Palestine sous les initiales énigmatiques de mhmt. Nous sommes d’accord. Dans ma thèse, l’homme Mahomet n’a jamais existé, c’était un conseil.
Les moines sont des conservateurs. Si des textes avaient existé, pourquoi ne les retrouvent-on plus aujourd’hui ? Oui, il est impensable qu’ils n’aient pas été recopiés... d’où Tabari.
Le lieu qui correspond le mieux aux descriptions de la Sirâh est Petra. Oui, c’est étonnant, mais Mme Chabbi, qui est une historienne, maintient La Mecque.
Thomas le presbytre, un prêtre jacobite qui vivait à Resaina, en Irak actuel, écrivant dix ans après les faits, « Chronica minora, Pars seconda, III » « On disait que le prophète était apparu, venant avec les Saracènes, et qu’il proclamait la venue du Messie qui allait venir. »
- Doctrina Jacobi « Mon frère Abraamès m’a écrit qu’un faux prophète est apparu...
Je souligne « on disait ». C’est exactement ce que je dis dans ma thèse : en dehors du Hedjaj, l’existence de Mahomet en tant qu’individu ne reposait que sur des « on dit ». Le nom de Mahomet n’apparait que dans la première Sîra, celle que, dans ma thèse, Abou Becker prêchait, celle que Tabari a recopiée.
comment expliquer la fraicheur et la clarté du livre de Tabari ?
Une fraicheur qui contraste avec les difficultés de déchiffrement et d’interprétation des autres textes fondateurs de l’islam, ce qui est très étonnant. Constatation d’autant plus étonnante qu’à la mort de Mahomet, cela faisait déjà plusieurs siècles que les écrits évangéliques étaient parus et qu’eux ne posaient aucun problème grave de lecture. Comment expliquer enfin que dans cet islam que l’on dit cultivé, qu’il faille attendre le livre d’Ibn Hichâm qui date du IX ème siècle pour y voir clair. Cet ouvrage, je l’ai lu très attentivement dans son édition publiée en librairie mais je n’y vois pas les possibilités d’interprétation allégorique que je trouve chez Tabari. Il y a là une faille qui demande des explications. La seule explication que je puisse proposer est que le récit repris par Tabari pourrait être une oeuvre originale que j’attribuerais aux moines de Bahirâ, une oeuvre dans laquelle on n’a pas vu les sens cachés qui s’y trouvaient. Ces moines qui avaient désigné, conseillé et guidé Mahomet par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, suivant ma thèse, étaient détenteurs de livres, ce qui signifie qu’ils étaient également capables d’en écrire un pour guider les successeurs du Prophète et cela un peu dans le même style hermétique dans lequel les évangiles ont été rédigés.
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