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Harmonie
Le conséquentialisme en morale ne consiste pas à
reconnaître que les conséquences de nos actes « ajoutent » à leur volonté
ou à leur malice. Il consiste à soutenir que la valeur morale d’un acte
est contenue tout entière ou essentiellement dan ses conséquences.
En effet, il est important de noter qu’il n’est pas nécessaire au conséquencialisme de faire preuve de purisme en affirmant que seules les conséquences d’un acte entrent en ligne de compte afin d’en déterminer la valeur morale.
On peut distinguer ici deux grandes façons de comprendre le sens du concept de conséquencialisme.
Il y a pour commencer le conséquencialisme selon
l’acceptation du sens commun, ou encore selon des théories que l’on peut
qualifier d’« absolutistes », qui soutient effectivement que la valeur
morale d’un acte est contenue tout entière dans les conséquences de celui-ci.
Il existe ensuite une seconde forme de conséquencialisme en philosophie morale.
Cette dernière ne dit en rien que les conséquences morales sont le seul critère
moral de celui-ci. Elle affirme seulement que nous devons accomplir un
acte quelconque de façon à ce qu’il ait les meilleures conséquences
prévisibles, afin de maximiser une valeur morale, "toutes choses étant
égales par ailleurs", ce qui signifie que d’autres facteurs normatifs peuvent assurément entrer dans l’évaluation morale de l’acte mais que l’examen des conséquences est essentiel à l’évaluation morale, à titre de facteur prioritaire
(Kagan, 1998,p.60, même si Kagan
https://fr.wikipedia.org/wiki/Elena_Kagan défend finalement la première
interprétation). cité dans « Introduction à l ’éthique » de Jean-Cassien
Billier http://formation.sciences-po.fr/en/enseignement/2013/chum/1260 :
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