L’Union Européenne n’est pas un pays, et les idées de fédération, confédération ou d’Europe sociale, militaire, etc., ont toujours été éludées et remises à plus tard. Les puissances qui président à sa destinée se sont consacrés aux marchés, financier, commercial, et « marché » du travail en imposant des règles favorables à la rémunération des investisseurs. La pandémie risque de démontrer que, si l’UE n’est pas un pays, alors elle ne devrait tout simplement pas avoir des pouvoirs normalement réservés à une nation souveraine.
« L’Union Européenne n’est pas un pays », mais surtout ce n’est pas une nation.
Le fédéralisme, con-fédéralisme ou des versions encore plus légères ? Aucun des pays et le notre en particulier n’est prêt à céder son indépendance en politique extérieure. Comment peut-on envisager qu’il y ait dans ces conditions autre chose que des coopérations militaires limitées et des politiques nationales.
Sur le plan financier, malgré la mise en place de l’Euro, on voit bien que chacun y va de son interet propre. L’affaire des coronabonds a démontré l’incapacité d’avoir une politique financière commune. Au mieux, des accords sur des taux de dette publique et encore ..
Sur l’économie, c’est la même chose, chacun y a va de la protection de ses points forts, de ses industries, ... La recherche ? Pas mieux. L’éducation ? On reste dans des actions marginales. Les politiques énergétiques ? L’écologie ? Sur les politiques sociales, le néant ou presque ...
C’est une Europe technocratique, la fameuse Europe des Nations dont De Gaulle était l’ardent défenseur s’est révélé impossible à construire. Elle reste en rade avec ses milliers de normes et textes réglementaires ... Peut être savait-il que cela serai sa limite ...
si l’UE n’est pas un pays, alors elle ne devrait tout simplement pas avoir des pouvoirs normalement réservés à une nation souveraine.
Je ne suis pas sur qu’elle en ait de vrais, ou tout du moins que ces pouvoirs soient plus fort que ceux des nations qui la composent.