@samy Levrai
« Si le marché régnait en maître, ce sont les Américains qui régneraient sur lui. Ce sont les multinationales qui ne sont pas plus multinationales que l’OTAN. Tout ça n’est qu’un simple camouflage de l’hégémonie américaine. Si nous suivions le marché les yeux fermés, nous nous ferons coloniser par les américains. Nous n’existerons plus, nous, européens. »
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Ce constat est incontestable,le mondialisme ne sert que les états puissants , et il n’a contribué qu’à installer deux ogres économiques les USA et la Chine ;
pauvre Europe.
Quand à la position de DE Gaulle,j’ai d’autres éléments.
Cependant,
la conception que le général de Gaulle se fait de la
construction de l’Europe est confédérale : celle d’une
Europe des nations, qui y conserveraient leur souveraineté. La
progressive mise en place du modèle fonctionnaliste de Jean
Monnet (mettre en place une Europe supra-nationale par
l’intégration économique, stratégie déployée à partir de la
déclaration Schuman de 1951 et de la mise en place de la Communauté
européenne du Charbon et de l’Acier) rencontre son hostilité :
opposé à la CED, le Général n’est pas non plus
favorable aux traités de Rome, instituant notamment la CEE, que
les leaders gaullistes au parlement combattent.
http://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/de-gaulle-europe/
Tout
d’abord, il plaide pour une Europe réduite (six pays, France,
Allemagne, Italie, Bénélux) et indépendante des Blocs. A deux
reprises, il met son veto à la candidature anglaise au Marché
commun (1963 et 1967), en partie parce qu’il y voit le « Cheval de
Troie » des Etats-Unis. D’autre part, et c’est là son
principal combat, il plaide auprès de ses partenaires pour une
Europe des Nations au sein de laquelle la part de supranationalité
serait limitée : c’est le sens du traité de l’Elysée
(20 janvier 1963), qui crée le « couple franco-allemand »,
mais également des deux plans Fouchet (1961 et 1962). Dans
ce domaine, le Général s’oppose aux conceptions
fédéralistes de Jean Monnet, également défendues par
certains pays, comme les Pays-Bas. Sur la question de la
supranationalité, De Gaulle n’hésite pas à entrer en
conflit avec ses partenaires : refusant un vote à la majorité
qualifiée sur des questions qu’il estime relever de la
souveraineté nationale, il n’hésite pas à pratiquer la politique
de la « chaise vide » (juin 1965-janvier 1966) lors des
réunions européennes, pour parvenir au compromis de Luxembourg, qui
laisse le droit de veto à tout pays estimant que ses intérêts
vitaux sont menacées par une directive communautaire.