@Claude Simon
Le rapport avec la mort est un long apprentissage, que les anciens trouvaient naturelle, et la dédramatisait en rites.
Il n’y a plus que les personnels des hôpitaux à la pratiquer, et je ne sais combien de fois pour ma part je l’ai accompli, toujours avec émotion et respect, me semble t’il. Parfois difficilement, quand il s’agissait d’un jeune. Mais me semblant faire partie de la nécessité, un dernier adieu obligé et salvateur
Jadis on se disputait cet honneur. Faut il qu’il ait quelques avantage tout de même !. Maupassant voulut prépare le corps du « vieux ». Il parlait de Gustave Flaubert, chez qui il était accouru le premier, bouleversé par sa disparition.
Rien de pire que l’oubli terrible, l’absence des autres, l’anonymat de la mort sous le signe du covid.
Espérons comme vous le dites que cet expérience qui tient lieu de petite révélation pour certains, leur donnera un regard nouveau sur les vrais valeurs.
Ceci dit sans ironie, tant la combinaison des deux mots a tant fait rire, à cette époque où l’on confond le nihilisme avec la bétise et l’ignorance