@sylvain
Je ne dis pas, bien évidemment, qu’il n’y avait aucun indépendantiste : je dis que les indépendantistes étaient, selon les cas, de minoritaires à ultra minoritaires, particulièrement en Afrique subsaharienne. Même un homme comme Sékou Touré n’était pas aussi indépendantiste qu’on veut bien le dire, je vous conseille de relire attentivement son fameux discours de Conakry de 1958, souvent cité, rarement lu.
Concernant l’Algérie ; il est une évidence qu’en définitive, De Gaulle s’est allié au FLN, allié objectif de son projet de largage de l’Algérie ou plutôt de ses populations, puisque De Gaulle continua de profiter du pétrole algérien, conformément à ses accords de partage avec le FLN, accords qui ne furent dénoncés par ce dernier qu’après la mort du Général. Une manne financière qui, s’ajoutant à l’exploitation des anciens territoires d’Afrique également largués, permit à De Gaulle de financer son « miracle » économique des années 1960 et de faire passer son démantèlement de l’ensemble franco-africain pour un coup de génie économique aux yeux des Français. Un mythe qui sert encore aujourd’hui à Zemmour et à bien d’autres, pour faire l’apologie de leur idole.
J’ai intégré dans l’article de nombreux liens hypertextes, l’Affaire gabonaise, l’effarante Loi 60-525, etc. Je vous conseille de les lire et de méditer à leur lumière le cas algérien, qui est plus complexe, brouillé et piégé que le cas subsaharien. Mais que le cas subsaharien éclaire...
En outre, si le sujet algérien vous intéresse particulièrement, je vous conseille le livre que j’y ai consacré avec Raphaël Tribeca :
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=32931
Et ici une longue interview très proche de ce dernier livre, qui aborde la question du largage de l’Algérie et des menées machiavéliques et criminelles de De Gaulle à l’époque :
http://fusionnisme.blogspot.com/2008/06/interview-feuilleton-publie-sur-le-site.html