Bachelot boit du petit lait..
Il y a dix ans les gens comme vous l’accusait d’en avoir trop fait, d’avoir trop prévu.
Certains demandant même qu’elle rembourse les investissements faits sur ses deniers propres.
Elle doit bien se marrer en entendant la litanie des pleureuses « ouiiiiiiiiiiiinnn y’a pas de masque », et une fois qu’ils sont là « ouiiiiiiiiiiiiinnn j’veux pas mettre de masque ».
« ouiiiiiiiiiiiiiin j’veux pas être confiné c’est moyenageux », « ouiiiiiiiiiiiiiiiin j’veux pas reprendre le travail c’est dangereux »
En France, pour commander des posts-its, les directeurs d’hôpitaux attendent la consigne de l’ARS, qui attend la consigne de son directeur, qui attend la consigne du chef de cabinet du ministre, qui attend la consigne du ministre, qui attend la consigne du président.
Et quand en fin la décision est prise, personne n’est capable dans ces organismes d’assurer une logistique à peine moyenne, on fait appel à l’armée.
Au Portugal la pandémie a été plutôt pas mal contenue.
Les directeurs d’hôpitaux ont commandé de leur propre chef des stocks de masques de blouses dès janvier.
Au Allemagne la pandémie a été plutôt pas mal contenue.
Les hôpitaux allemands sont privatisés depuis des années. Eux ont des lits, des blouses, des respirateurs, des masques.
Les directeurs d’hôpitaux sont capables d’évaluer un risque et de prendre des décisions en toute responsabilité.
Cette pandémie est révélatrice du degré de sclérose de la bureaucratie française.
Donc oui, la responsabilité est collective.
L’hôpital a été détourné de sa fonction. Il est devenu un enjeu politique clientéliste, qui permet à Mme Dupont de se faire opérer d’un furoncle mal placé sans faire trop de kilomètres, contrairement à Mme Dos Santos, ou Mme Schmitt.
Par contre en cas de pandémie mondiale, c’est la débandade.
Et je parle pas des atermoiements sur l’appli STOP Covid.
Nous sommes devenus un pays de ridicules.