Elle reste à chanter. Elle n’a pas passé la modération :
Un rhume, pas même une grippe, et la Terre elle-même
éternue
Gare au délire
Il se dit
chez les informés
Que cette
histoire de virus
Serait bien
plus sophistiquée
Et truffée d’épines
de cactus.
Il terrorise
tout le monde
C’en est à
craindre l’infarctus
Et
l’angoisse est tellement profonde
Que chacun
tremble pour son anus
Gare au
délire
Il nous est
parvenu de Chine
Où l’on
imaginait le pire
Ni une ni
deux, mieux qu’l’aspirine
Deux
hôpitaux fallait construire
C’est en dix
jours que le premier
Sortit de
terre sous nos yeux
Il prit le
nom halluciné
« De la
montagne du dieu du feu »
Gare au
délire
Et c’est
bien ce qui se passa
De
l’angoisse naquit la folie
Mettant le
feu dans les médias
En quête
de buzz à tout prix
D’un gros
rhume aux symptômes mineurs
Ils firent
une grippe catastrophique
Semant
panique, troubles et terreur
D’où nait le
délire médiatique
Gare au
délire
Des médecins
généralistes
Habitués aux
grippes tueuses
Crièrent aux
propos alarmistes
Dénoncèrent
les infos trompeuses
Ils
avancèrent des chiffres clairs
Disant qu’la
grippe tuait bien plus
Que personne
n’en faisait mystère
Pourquoi les
prendre pour des gugus ?
Gare au
délire
Aux médecins
généralistes
On opposait
en épilogue
Ici,
épidémiologistes
Là, très
savants infectiologues
Qui du haut
de leur grand savoir
Raillaient
leurs confrères de terrain
Force
doit rester au Pouvoir
Sans quoi on
choit dans le bousin
Grâce au délire