@ titi
« Il y a une langue par pays, par canton, par vallée »
Non, c’est faux ! Il y a des divergences de vocabulaire, mais la langue était — avant l’unification sur la base des dialectes de basse-Bretagne — grosso modo la même en Léon, en Cornouaille, en Trégor, les différence portant la plupart du temps sur des détails. Quelques exemples : crac’h au lieu de créac’h, coat au lieu de coët, méné au lieu de menez, etc. En réalité, les différences portaient plus sur la prononciation que sur les mots eux-mêmes.
Pour ce qui est l’« identité » bretonne, elle n’est pas une vue de l’esprit. Elle a réussi, en quelques décennies, à se fédérer aussi bien en Bretagne bretonnante qu’en Bretagne gallo. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si se sont développées depuis des décennies au plan musical des kevrennoù et des bagadoù dans tout le pays gallo sur le modèle de ce qui existait principalement en Basse Bretagne.
« je peux vous assurer que l’Alsacien parlé à Colmar n’est pas celui parlé à Strasbourg »
Permettez-moi de sourire. Là aussi, les différences sont insignifiantes. A peu près les mêmes que chez moi en Auvergne entre le parler occitan du Cantal et celui de l’Aveyron ! Il y a en revanche des différences plus notables entre l’alsacien et le francique.