Première hypothèse : depuis qu’il s’est fait lapider suite à son bouquin sur Charlie, Emmanuel Todd essaie de gommer les analyses trop radicales. Ici, je crois qu’il ne veut pas paraître atteint de complotite face à une crise où des décisions d’ordre « sanitaire » visent surtout à masquer une déroute économique.
Deuxième hypothèse : il s’attend à ce que les dégâts humains causés par la gestion de ce virus soient bien pires que ceux qu’auraient occasionnés une réaction mieux ciblée.
Troisième hypothèse : il a dit une connerie.
Dans l’ensemble, il déroule des raisonnements qui se tiennent, depuis plus de 20 ans, il ne cesse de répéter que l’euro mène au désastre... pas grand chose dans les faits ne l’a contredit.
La thèse qu’il défend actuellement (l’attaque frontale des 1% contre toutes les autres classes avec la collaboration aveugle et suicidaire des classes intermédiaires) ne semble pas très disruptive mais assez conforme à la réalité.
Même si l’influence sur lui du mode de pensée anglo saxon le rend suspect de libéralisme, il n’en demeure pas moins un bon analyste des évolutions sociales et politiques. C’est aussi l’une des rares personnes acceptées dans quelques médias mainstream qui a applaudi l’apparition des gilets jaunes.
La hargne des chiens de garde médiatiques à son encontre plaide aussi en sa faveur.
Monsieur l’auteur, qui nous proposez-vous comme représentants de l’élite intellectuelle dignes d’être écoutés ?