Une fois de plus, l’exception dans l’exception est montée en
épingle pour détourner les préoccupations légitimes vers des fausses pistes en
les hypertrophiant.
La première imposture tient à la proportion d’enfants
concernés : 50 000 en tout, en France, sur 12 million d’élèves, soit 0.4%. Les raisons en sont le plus
souvent l’éloignement des écoles ou le mode de vie nomade. L’école en famille ne serait pas remise en question pour des
raisons de santé ou de handicap qui sont très minoritaires.
La seconde imposture est d’établir un lien « logique »
avec l’intégrisme religieux et des « extrémistes » (musulmans, a fortiori) qui
retirent leurs enfants de l’école laïque. Or, le plus souvent, il s’agit de
parents d’enfants en échec scolaire scolaire ou inadaptés à la pédagodie
proposée par l’Éducation Nationale, et qui apprennent mieux seuls.
Pour Philippe Bongrand, spécialiste du sujet interrogé par
Libération, l’instruction à la maison qui cacherait des « écoles clandestines
musulmanes radicales un cas exceptionnel ». Et jusqu’à preuve du contraire, on
ne connaît aucun terroriste qui est passé par l’école à la maison, mais ce
nouveau dada permet de creuser le clivage et de semer encore la zizanie. La
seule stratégie de ce gouvernement : diviser pour régner. Lancer
régulièrement des « wedge
issues » est devenu sa spécialité.