La stratégie du chaos ne mènera qu’au chaos, à commencer
pour ceux qui l’ont mise en œuvre, mais aussi, malheureusement, pour nous.
Les « corporatistes » (comme les appelle Noami
Klein, plutôt que « néo-libéraux »), ne pourront pas surmonter les contradictions
qui fondent leur idéologie quasi religieuse.
Pour eux, « démocratie » et « déréglementation-privatisation »
forment une symbiose. Or, en fait on assiste partout à une élimination
provoquée de l’opposition, que ce soit par l’instauration d’états d’urgence permanents,
ou carrément pat un coup d’étal t.
Un autre pilier de leur credo est celui de la liberté (le
renard libre dans le poulailler libre) pour entreprendre et commercer sans
intervention de l’état dans leurs affaires. Or, justement, ces politiques nécessitent
une intervention importante de l’état pour assurer « la concurrence libre et
non faussée » contre la tendance des entreprises à former des monopoles (cf
Google, Veolia…), pour « maintenir l’ordre public » en
instrumentalisant les « terrorisme » qui justifie la transformation
de la police en milice et pour assurer le respect de la propriété privée des moyens
de production. Cette contradiction-là a de plus en plus de mal à être contrôlée
par les politique autant que par les entreprises qui finiront par s’entre—détruire.
Dans le monde de la « concurrence », la fin (le profit) justifie les
moyens (la violence – physique et psychique).
Mais le cyclone a déjà fait des ravages, et le moteur qui l’anime
est toujours actif. Quand il retombera, il aura fait des gros ravages.