Bonjour Michael,
je me permet deux remarques et une (vielle) proposition à votre article.
Première remarque :
Comme vous (et sans doute plus que vous) je prends avec des pincettes et je rejette tout ce qui est du genre netflix.
Et je suis sidéré d’entendre les séries et les bandes dessinées portées au nues sur france-culture, avec des experts sur ... tintin ! (vous et moi, nous sommes trop cons pour comprendre tintin).
Ce qui me sidère dans les séries, c’est que les gens addicts connaissent la vie de Marcel, de Priscilla ou de Ramon par coeur... Et ils n’ont pas de relations avec leur famille ou leur voisinage ! (j’exagère à peine). Voir ci-dessous à la fin une proposition.
deuxième remarque :
« « Qui suis-je ?... ». Que tout ce que la philosophie qui vous est enseignée en Terminale vous aide à résoudre au moins cette question. »
J’ai eu à faire à un jeune trouduc à peine plus âgé que nous en terminale, alors que, par ailleurs, j’encadrais des jeunes ados (donc j’étais sensé avoir un nouveau de conscience correct), celui-ci nous parlait comme à des enfants étalant sa science du haut de son « perchoir ». J’ai eu plus tard (à l’époque, c’était juste avant 68, on n’avait même pas l’idée de remettre un prof en question) la même révélation que vous : mais pourquoi ces profs de philo ne jettent pas à la figure de leurs lycéens des questions existentielles ! Comment allez vous régler ce problème concret ? et laisser la discussion découvrir l’intérêt de la philosophie, et ses limites... Car je n’ai encore pas vu une société aller sur ses deux jambes grâce à la philo...
(Et un petit complément à cette seconde remarque)
Et encore bien plus tard, je me suis dit que c’est en fait dès la maternelle qu’on devrait sensibiliser les enfants à la philo (bien sûr avec un langage à leur niveau) et leur faire jouer des petits jeux de rôles. Qui en plus développerait leur capacité à l’oral. Et je me suis aperçu dernièrement que je n’était pas le seul à penser ainsi. Comme quoi quand quelque chose est dans l’air, ça arrive de partout.
Par ailleurs, je me permet d’insister sur mon intervention dans votre premier article où je parlais d’une nouvelle façon de voir la « relation de voisinage ». En faisant participer le voisinage, entre autres, au complément d’éducation des enfants. Dans une société fraternelle, ça va sans dire, car il faut une bonne dose de confiance les uns dans les autres. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, vu l’isolement dans lequel les familles « atomiques » vivent et sont maintenues. Et pourtant on voit bien ici dans les commentaires que des personnes veulent vous aider.
Tout ça ce sont des solutions bien en amont des problèmes auxquels vous êtes confronté. Mais ça pourrait aussi faire réfléchir les parents.
En attendant votre troisième article.