Aux Lecteurs. Un constat intéressant.
Ce 27 novembre, le policier militant syndical et emblématique secrétaire général de VIGI-MI a annoncé dans un courrier sa volonté de négocier une rupture conventionnelle avec l’administration.
Ma demande de rupture conventionnelle envoyée à @GDarmanin ce matin.
"Je quitte la @PoliceNationale pour les mêmes raisons que j’y suis entré : la défense des libertés individuelles et de l’intérêt général."#JeSuisLibreDoncJeSuishttps://t.co/OB7u21Wt5Jpic.twitter.com/q4QzZ0nyxo— Alexandre Langlois (@AlexLanglois_) November 27, 2020
Une longue bataille aux côtés des Gilets jaunes mais aussi des policiers : intenable ?
Dans ce long courrier très véhément, celui qui avait souvent pris fait et cause pour les Gilets jaunes sans jamais renier son métier de policier national du renseignement ni son engagement syndical, revient sur les années qui ont précédé et décrit une institution qui ne correspond plus selon lui à celle pour laquelle il s’était engagé : « Aujourd’hui, je constate qu’il n’est plus question pour le peuple d’obéir aux lois auxquelles il a lui-même consenti et que le rôle de sa police n’est plus de protéger ses libertés, mais plutôt de toutes les annihiler, comme le ferait le plus vil des oppresseurs. »
Si vous aviez un tant soit peu de respect pour les femmes et les hommes qui portent l’uniforme, comme moi, vous démissionneriez
Et de questionner : « Qu’est devenue la Police nationale depuis 2014, elle qui se devait d’être la garante des libertés ? Ne mérite-t-elle pas mieux que d’appliquer à la lettre des lois de plus en plus liberticides et autoritaires ? En pareille situation, peut-on encore parler d’une police républicaine ou ne s’agit-il plus que d’une milice au service de votre autoritarisme ? »
Sur les Brigades de répression de l’action violente (les fameuses Brav-M du préfet de police de Paris), le policier militant ne retient pas ses coups et prend ouvertement la défense des causes sociales : « Suite à la mort de Malik Oussekine le 6 décembre 1986, Charles Pasqua, alors ministre de l’intérieur, non seulement présenta ses excuses en personne à la famille, mais, de surcroît, prit la décision de dissoudre les voltigeurs. Depuis le début de ce quinquennat, c’est l’inverse qui est pratiqué : on nie les faits, on ne présente jamais d’excuses et... on recrée les voltigeurs que l’on rebaptise BRAV-M ! Les policiers sont depuis lors au service d’un Président de la République qui les utilise pour réprimer avec violence tout mouvement social contestataire tels que les Gilets jaunes, mais également les infirmières, les pompiers, les médecins, les avocats au lieu de leur permettre de manifester leurs revendications de manière encadrée et sécurisée. »
Il est à noter qu’Alexandre Langlois ne démissionne pas de la police nationale, mais demande une rupture conventionnelle, une possibilité qui a récemment été ouverte aux fonctionnaires de police, mais dont l’administration peine à s’accommoder, selon plusieurs sources policières contactées par RT France. L’une d’entre elles a expliqué à cet égard : « La boîte a peur que ça leur coûte trop cher ! Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir partir. »
30/11 14:11 - eddofr
@Super Cochon Bonjour, Le raccourci historique est intéressant ... Est-ce à dire que tous (...)
30/11 13:25 - Renaud Bouchard
@Daniel PIGNARD Bonjour et merci pour votre visite. « ...des Français dont le comportement (...)
30/11 13:04 - Renaud Bouchard
30/11 13:01 - Renaud Bouchard
@ETTORE Bonjour et merci pour votre visite. Je réponds à votre question : "Quoi faire à sa (...)
30/11 12:40 - ETTORE
zygzornifle Vous avez élus « Macron des sources » et maintenant il faut boire son eau (...)
30/11 09:22 - zygzornifle
Vous avez élus « Macron des sources » et maintenant il faut boire son eau putride (...)
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